Meryem Aboulouafa : “Il est possible d'obtenir des subventions du CNM et, quelques mois plus tard, de recevoir une OQTF”

En pleine préparation de son deuxième album, la chanteuse marocaine Meryem Aboulouafa a vu ses projets bouleversés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Un cas qui illustre le durcissement de la politique migratoire française, alors qu’elle vit en France depuis 2019 avec un passeport “Talent”.

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Meryem Aboulouafa Crédit: DR

Tous les feux étaient au vert pour Meryem Aboulouafa. Un premier album salué par la critique, des dates de concert à Marseille et à l’Institut du monde arabe à Paris, un album en préparation avec un premier titre “Horses”, qui cumule plusieurs milliers de streams sur les plateformes… Seulement, le 23 juin, un courrier reçu sur sa boîte mail est venu troubler ce ciel sans nuages. Une obligation de quitter le territoire (OQTF), sous 30 jours, envoyée par l’Administration numérique pour les étrangers en France. 

“Au début j’ai pensé qu’il s’agissait d’une simple formalité administrative”

Meryem Aboulouafa, chanteuse

“Au début j’ai pensé qu’il s’agissait d’une simple formalité administrative, un document à envoyer ou tout simplement une validation de ma demande de renouvellement de titre de séjour que j’avais faite deux ans auparavant”, confie la chanteuse, âgée de 36 ans. En plein travail sur la sortie de son deuxième album Family, prévu pour le 25 septembre, cette annonce, tombée comme un couperet, la contraint à repousser la sortie à décembre. “J’ai immédiatement déposé un recours qui me permet de rester sur le territoire en attendant la décision”, souffle-t-elle. 

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