Meryem Aboulouafa, architecte musicale de son for intérieur

La chanteuse casablancaise Meryem Aboulouafa, architecte d’intérieur de formation, vient de sortir son premier album, sobrement intitulé “Meryem”. Un petit bijou introspectif ciselé en or fin.

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Son album ? “C’est de la tristesse heureuse, du bonheur triste, un mélange de deux sentiments opposés.” Crédit: Paul Rousteau

Vous avez peut-être déjà entendu parler de l’ASMR (Autonomous Sensory Meridian Response), un ensemble de techniques de relaxation visuelles ou auditives déclenchant immédiatement des frissons ou une sensation intense de bien-être et d’apaisement. Le premier album de la chanteuse casablancaise Meryem Aboulouafa pourrait s’inscrire dans cette tendance qui fait un carton depuis quelques années sur les plateformes de vidéos.

Lumineux

Sorti le 29 mai sur le jeune label français Animal63 — qui a produit le phénomène électro The Blaze, mais aussi Myth Syzer et Love Supreme —, “Meryem” est une œuvre à la fois intimiste et magistrale, sombre et solaire. En onze morceaux, à écouter de préférence d’une traite aux premières lueurs du jour ou au crépuscule, cet opus introspectif réussit le pari de nous faire décoller dans les hautes sphères du monde intérieur de l’artiste. L’album, composé de chansons écrites en anglais et en arabe, mêle voix limpide, aérienne, et accompagnement instrumental parfaitement…

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