Cours d’histoire

Cinéma. Juin 1940 : la France signe l’armistice. Un général inconnu s’échappe vers Londres, sans armée, sans appui, avec pour seul bagage la conviction que la bataille n’est pas terminée. Le premier volet du diptyque d’Antonin Baudry montrait cet homme seul, cabré contre l’évidence. Le second opus, La Bataille de Gaulle. J’écris ton nom, s’ouvre en 1943 dans le désert de Fezzan : la carapace est la même, mais les blessures, elles, ont grandi. Autour du général se lèvent les résistants de l’ombre : Jean Moulin, artisan discret de l’unité des maquis, et Leclerc, héros de la campagne d’Afrique, magistralement interprété par un Niels Schneider tout en retenue. Le film, adapté de l’ouvrage de l’historien Julian T. Jackson, déroule avec intensité les méandres d’une diplomatie semée d’embûches entre Londres et Alger. Porté par Simon Abkarian, Karim Leklou, Thierry Lhermitte et Anamaria Vartolomei, ce diptyque est l’un des grands films français de l’année.
Actuellement au cinéma.
Lettre à Beyrouth

Cinéma. Soixante-dix ans d’images libanaises — cinéma, télévision, vidéos amateurs, photographies — composent Do You Love Me, de la réalisatrice Lana Daher. Des archives personnelles qui reconstituent la mémoire d’un pays sans archives nationales. Le film, qui a notamment été présenté au Festival international du film de Marrakech, est une odyssée subjective à travers la psyché collective libanaise : la joie et l’intimité, la destruction et la perte. Une lettre d’amour à Beyrouth, où la création s’impose comme seule forme de résistance et de transmission.
Actuellement à la Cinémathèque de Tanger.
Clap de fin

Festival. La clôture du festival Jazzablanca est à ne pas manquer. Pour le dernier week-end de cette 19e édition qui s’est écrite sur 10 jours, le festival réserve une programmation en apothéose, avec Jessie J, Lauryn Hill, Wyclef Jean et Juanes en têtes d’affiche, avant une dernière soirée 100% féminine portée par Jessie J et Jorja Smith. Le week-end réunit aussi la Marocaine Sara Moullablad et la légende angolaise Bonga. Bouillonnant, éclectique, ouvert sur le monde, Jazzablanca fait vibrer l’âme de Casablanca depuis 2006.
Jusqu’au 11 juillet à Anfa Park, Casablanca.
Le silence des foules

Exposition. Casablanca, ville dense, saturée de bruits et de mouvements. C’est dans ce tumulte que le photographe Aboubakr Erradey traque l’inverse : des instants où le chaos se fissure et laisse affleurer une solitude, tapie au cœur même de la proximité. Son exposition Dans le vide, présentée à la Galerie 121 de l’Institut français de Casablanca, propose une traversée de la ville à travers des images qui interrogent le lien entre espace urbain, mémoire et état émotionnel.
Jusqu’au 25 juillet à la galerie 121, Casablanca.
Mythes vivants

Exposition. Né au Cameroun en 1968, Hako Hankson peint, sur de grands formats, des masques et des figures tutélaires où les civilisations anciennes d’Afrique croisent l’art urbain contemporain. Chefs de tribus masqués, figures féminines parées, héros et héroïnes traversant les siècles… ses toiles habitent la frontière entre profane et sacré. Avec Présences immémoriales, fruit d’une résidence à Casablanca, il présente un corpus inédit réalisé au Maroc.
Jusqu’au 13 juillet à l’Atelier 21, Casablanca.
