Dans les hôpitaux publics, la tolérance n’est plus de mise. Dans une circulaire datée du 23 septembre, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, rappelle à l’ordre l’ensemble du personnel médical, infirmier et administratif. Le ton est sec : respect strict des horaires légaux, présence continue dans les services, interdiction de quitter son poste sans autorisation.
Les comportements jugés “déviants” — consultations annulées, gardes désertées, retards accumulés —, sont désormais proscrits. Le ministre rappelle que la santé publique est “un droit constitutionnel, mais que sa garantie passe d’abord par la discipline de celles et ceux qui l’incarnent”.
Le document, consulté par TelQuel, ne laisse aucune zone grise. Il exige que les soignants assurent une présence effective tout au long de leurs horaires de service, qu’ils cessent de multiplier les absences injustifiées ou les dérogations abusives, qu’ils respectent scrupuleusement leurs tours de garde, surtout dans les services sensibles comme les urgences, et qu’ils s’investissent pleinement dans les missions pédagogiques auprès des internes et résidents. Le texte insiste aussi sur la disponibilité des spécialistes dans les blocs opératoires et les consultations, condition indispensable pour garantir la continuité des soins.
