Le système de santé publique au Maroc est entré dans une zone critique. La crise qui a secoué à la mi-septembre le Centre hospitalier régional (CHR) Hassan II d’Agadir, où huit femmes enceintes ont perdu la vie en quelques jours, déclenchant des manifestations interdites, mais massives, et mettant au jour les défaillances structurelles du centre, ont agi comme un électrochoc.
Ces derniers jours , dans d’autres villes, des manifestants ont été empêchés de crier leur colère. À Settat comme à Essaouira, des sit-in prévus le 21 septembre devant les hôpitaux provinciaux ont été interdits par décision du bacha. Des citoyens ont même été empêchés manu militari de manifester. Symptomatique, cet épisode illustre une réalité : la contestation autour de la crise hospitalière enfle, mais les autorités choisissent la répression plutôt que des réponses structurelles.
