“Malgré des divergences d’opinions exprimées, un consensus a pu être trouvé autour d’un nouveau décret qui, une fois approuvé, permettra une réduction significative des prix des médicaments”. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Amine Tahraoui, lundi 21 juillet, lors de la séance des questions orales au parlement, en réponse aux nombreuses interpellations des députés sur ce sujet.
Très attendu, ce texte vise à réformer le décret n° 2.13.852 du 18 décembre 2013, qui encadre les conditions et modalités de fixation des prix des médicaments, qu’ils soient fabriqués localement ou importés. Pour aboutir à cette nouvelle formule, le ministère a, selon Amine Tahraoui, travaillé ces derniers mois “dans le cadre d’une approche participative élargie”, organisant plus de 30 réunions avec “l’ensemble des parties concernées”, parmi lesquelles figurent les fédérations industrielles, les associations de pharmaciens et les compagnies d’assurance. Un processus de concertation qui, de l’aveu même du ministre, “n’a pas été facile”, mais “toutes les parties” ont été “consultées”.
Le ministère de la Santé finalise un décret présenté comme une avancée majeure pour faire baisser les prix des médicaments. Mais le secteur pharmaceutique se déchire, entre soutien au texte et rejet catégorique.
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— TelQuel (@TelQuelOfficiel) July 29, 2025
Le “rejet total” des pharmaciens de la CSPM
Pourtant, le projet continue de susciter des réserves, notamment du côté des pharmaciens, en première ligne dans la vente des médicaments. La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) a été la première à monter au créneau. Dans un communiqué publié le 17 juillet, l’organisation syndicale exprime son “rejet total” du projet de décret, affirmant qu’il a été finalisé sans prendre en compte ses préconisations, présentées lors de la “démarche participative” mise en avant par le ministère.
“Nous avons fait trois réunions, deux avec le ministre et une avec le cabinet d’études (mandaté par le ministère, ndlr)”, nous confie Mohamed Lahbabi, président de la CSPM, qui poursuit : “Nous avons exprimé nos observations. On s’attendait à ce que le ministre nous transmette le projet de décret une fois finalisé. Malheureusement, nous avons été surpris d’apprendre que les négociations avaient pris fin et que le décret était imminent”.
