Zouhaïer Mahjoub : “En Afrique, le cinéma d’animation reste un peu marginalisé”

Figure incontournable du cinéma d’animation au Maghreb, le Tunisien Zouhaïer Mahjoub a été honoré lors de la dernière édition du Festival international de cinéma d’animation de Meknès (FICAM), organisé du 16 au 21 mai. Aux côtés de sa femme , qui l’assiste activement dans ses projets, il revient sur cette reconnaissance, ses productions passées, et sur un long-métrage actuellement en cours de finalisation.

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Zouhaïer Mahjoub (à droite) a été récompensé pour sa carrière dans le cinéma d'animation. Crédit: DR

TelQuel : Vous avez été récompensé pour votre carrière au FICAM. Que représente pour vous cet hommage ?

Zouhaïer Mahjoub : Au cours de notre carrière, ma femme et moi avons réalisé sept courts-métrages. En ce moment, nous travaillons en famille sur un long-métrage. L’hommage qui nous a été rendu au FICAM célèbre 50 ans de travail. C’est une récompense qui signifie beaucoup pour cette longue carrière, hamdoulilah.

Où en est ce projet de long-métrage ?

Nous avons présenté un teaser lors du festival. C’est notre fils qui en assure la réalisation. Il est diplômé des Beaux-Arts et a une formation d’infographiste à la base.

Il reste encore à finaliser les dialogues, la musique, et d’autres éléments techniques, mais nous attendons pour cela encore des financements.

Quelle place occupe le FICAM dans votre parcours ?

Notre présence au FICAM nous a permis de faire de très belles rencontres, de parler avec plusieurs personnes. C’est le festival, en fait, qui réunit tous les professionnels du cinéma d’animation. Et là, quand tu parles avec quelqu’un, tu parles pratiquement le même langage.

Quel regard portez-vous sur le secteur de l’animation en Afrique ?

En Afrique, et notamment au Maghreb, le cinéma d’animation reste toujours lié au cinéma pour enfants. C’est un peu marginalisé. Ce n’est pas la même chose qu’un long métrage ou un autre film de fiction. Au Japon, c’est tout à fait autre chose : ils ont une culture du dessin.

Heureusement qu’au Maroc, particulièrement ici à Meknès, la formation de certains jeunes a permis une évolution. On voit que ça avance, et que le festival ouvre la voie aux jeunes de créer des courts-métrages d’animation. C’est magnifique.

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