Abaya : quand le Boualem rend hommage à la France

Par Réda Allali

En cette rentrée compliquée, il faut rendre hommage à un pays qui, tel le phare de la pensée, se dresse au milieu des ténèbres pour illuminer de son éclat cette triste époque. Une nation qui ne ménage pas ses efforts pour donner le cap, indiquer le chemin de la dignité, rappeler chacun à ses devoirs au moment où la planète déraille.

La France, car c’est d’elle qu’il s’agit, a décidé, en ce mois de septembre 2023, de prendre à bras-le-corps un problème crucial, de le traiter avec rigueur et fermeté, quel que soit le prix imposé par cette noble attitude. Zakaria Boualem, qui sait reconnaître le courage quand il se présente sous ses yeux avec une telle fougue, ne pouvait passer à côté de cette initiative sans la saluer avec respect.

“Non, la France n’a pas eu peur du ridicule, elle a sommé ses plus illustres penseurs de s’exprimer sur la laïcité douteuse de ce tissu, elle l’a fait avec abnégation, quel que soit le prix à payer”

Réda Allali

La France, donc, a décidé de lancer la guerre à la abaya, c’est très beau. Pour mener ce combat extraordinaire, elle n’a reculé devant aucun obstacle. Elle aurait pu avoir peur du ridicule, par exemple, qui couve incontestablement sous les débats surréalistes autour du caractère religieux ou non de cette robe longue. Non, la France n’a pas eu peur du ridicule, elle a sommé ses plus illustres penseurs de s’exprimer sur la laïcité douteuse de ce tissu, elle l’a fait avec abnégation, quel que soit le prix à payer pour sa rigueur républicaine.

Et si une bonne partie des Français, les couscoussovores pour aller vite, s’estiment harcelés dans leur propre pays, eh bien tant pis, car il est des luttes qui méritent d’être menées “quoi qu’il en coûte”. La France aurait aussi pu, après tout, se dire que cette affaire n’était pas si importante au regard des enjeux importants de la rentrée, à commencer par la cherté de la vie, le manque d’enseignants, sans même parler de la planète qui brûle. Elle ne l’a pas fait.

La France aurait pu aussi, il faut le souligner, renoncer à cette croisade devant son isolement. Après tout, on ne connaît aucune autre contrée qui se soit lancée avec cet enthousiasme dans la guerre au textile islamique. Mais hamdoullah, les Français se sont dévoués quand même, seuls, n’écoutant que leur passion des principes. C’est la mission qu’ils se sont assignée, seuls encore une fois, il faut respecter cette attitude.

“L’étape suivante, Zakaria Boualem le sent, c’est d’interdire le thé à la menthe, les dates, le boulfaf, et carrément les musulmans”

Réda Allali

On les a même vus, en juillet, contester avec la plus grande énergie la tenue d’une de nos footballeuses lors de la Coupe du Monde de foot féminin. On se souvient de l’un de leurs héros télévisuels qui demandait à notre gouvernement “des explications” sur la présence dans notre équipe d’une telle provocation, c’est dire si leur délire est puissant. Il est très difficile de déterminer par quel mystérieux raisonnement ils en sont arrivés à s’autoproclamer les gardiens du football mondial, les physionomistes des stades en Australie. On voit encore moins au nom de quoi ils pourraient demander des explications à notre gouvernement alors que le Boualem, lui-même, ne manifeste jamais une telle audace…

La France, donc, a interdit les abayas, car elles sont une menace pour la laïcité. L’étape suivante, Zakaria Boualem le sent, c’est d’interdire le thé à la menthe, les dates, le boulfaf, et carrément les musulmans car, c’est bien connu, ils sont en opération de taqiya même quand ils se déguisent en bons Français. C’est un de leurs grands arguments : soit vous êtes visiblement musulman et c’est mal, soit vous vous cachez pour perpétrer votre jihad islamique, au final il n’y a aucun doute sur votre perfidie. Zakaria Boualem va donc vous le dire, en toute amitié : Allah yhdikom. C’est tout pour la semaine, et merci.

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