Enseignement supérieur : El Midaoui veut élargir l’offre de masters

Azzedine El Midaoui, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l'Innovation. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Ce vendredi 9 mai, devant la commission de l’Enseignement, de la Culture et de la Communication de la Chambre des représentants, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a souligné l’urgence de développer l’offre de masters au sein des universités marocaines.

Estimant “très insuffisant” le nombre actuel de parcours de deuxième cycle, El Midaoui a critiqué le schéma qui met fin aux études supérieures dès 21 ans, après la licence. À cet âge, “on ne peut pas faire grand-chose”, a-t-il estimé. Pour remédier à cette situation, il propose de garantir à chaque lauréat de licence qui le souhaite un accès au master.

“Le master constitue le pilier de la recherche scientifique”, a-t-il insisté, annonçant la mise en chantier prochaine d’un dispositif destiné à accroître massivement le nombre de places et, par là même, la qualité des diplômes et des travaux de recherche.

Sur le plan des formations, Azzedine El Midaoui a plaidé pour la création de nouveaux établissements et parcours en phase avec les besoins nationaux et les standards internationaux, la révision des référentiels pédagogiques, ainsi que le déploiement de centres d’innovation didactique et d’antennes ANAPEC dans les campus.

Il a également défendu la mise en place d’une plateforme nationale de langues, le renforcement des centres linguistiques, et l’instauration d’un cadre réglementaire pour la formation continue, l’alternance et l’apprentissage tout au long de la vie, sans oublier la généralisation de centres de carrière pour accompagner les diplômés.

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Concernant la stratégie de recherche, le ministre a indiqué que la feuille de route 2021-2025 serait prochainement évaluée, en vue d’élaborer un nouveau plan couvrant la période 2025-2035. Il aspire à renforcer la gouvernance, prioriser la recherche appliquée et le transfert technologique, rationaliser les structures, diversifier les sources de financement et élargir les statuts des chercheurs (post-doctorants, associés, professeurs émérites), tout en mobilisant les compétences de la diaspora.

Enfin, il a annoncé le lancement imminent d’un “doctorat industriel”, fruit d’un partenariat entre son ministère, celui de l’Industrie et la CGEM.