Barrages à sec, inégalités qui débordent

Par Fatym Layachi

La semaine se termine sans le moindre éclat. Tu ne veux rien prévoir pour ce week-end. Tu te dis que tu vas binge-watcher The Crown. C’est plutôt d’actualité. Tu pourrais aussi envisager de te plonger dans la filmographie cultissime de Godard, ça aussi ce serait d’actualité. Mais bon, tu as un peu peur que les réflexions inspirées par la Nouvelle Vague ne te plombent un peu. Et toi, en ce moment, tu as besoin de légèreté. Tout est suffisamment lourd autour de toi. Le quotidien a repris son cours. Tes semaines ont repris leur rythme et leur torpeur. Tu t’ennuies déjà un peu. Tu ne peux pas encore parler de dépression saisonnière, l’automne te semble bien loin. Il fait encore vachement beau. Par contre, les journées rétrécissent, les couchers de soleil sont moins instagrammables, les ciels moins flamboyants. Et ça, ça suffit pour te foutre un sacré petit coup au moral. Alors, pour éviter de déprimer avant l’heure, tu tentes de t’évader comme tu peux. Du coup, en ce moment, tu sors beaucoup. C’est la fuite en avant la plus…

Cet article est réservé aux abonnés.
Déjà abonné ? Se connecter
Soutenez un média indépendant et exigeant
  • Accédez à tous les contenus de TelQuel en illimité
  • Lisez le magazine en numérique avant sa sortie en kiosque
  • Accédez à plus de 900 numéros de TelQuel numérisés