Le Boualem is lost in translation

Par Réda Allali

Cette semaine a été marquée par une annonce retentissante, qui touche le destin des générations futures, il ne faut pas hésiter à l’écrire. Un tournant majeur, encore un, dans notre marche vers les lumières de la félicité, du développement et de la gloire. Il serait aisé d’ironiser sur ladite marche, tellement farcie de tournants qu’on se demande si elle ne commence pas à ressembler à une interminable errance. Mais le sujet est trop sérieux pour se laisser aller à de telles considérations, hors de propos quand il est question de l’avenir de nos enfants. Venons-en au sujet, sans plus de formalités. Le ministère de l’Éducation nationale vient d’annoncer que “les matières scientifiques seront enseignées progressivement en anglais au lieu du français”. Zakaria Boualem se souvient parfaitement qu’il y a quelques années, on annonçait le grand retour du français pour les mêmes matières scientifiques. Un peu avant, on annonçait avec enthousiasme la généralisation de l’enseignement de l’amazigh pour tous. Le tout sur fond de débat éternel sur la place de la darija, dont les défenseurs expliquent qu’elle devrait servir de langue…

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