Le silence aura duré quelques heures. Au lendemain de la démarche par laquelle trois des quatre groupes de la majorité ont tendu la main à l’opposition pour ressusciter une commission d’enquête parlementaire sur le soutien public à l’importation de bétail, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a répliqué. Dans un communiqué daté du 23 juin et signé de son groupe à la Chambre des représentants, le parti du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch sort de sa réserve pour justifier, point par point, son refus de s’associer à l’initiative.
Le texte ne verse pas dans l’esquive. Le groupe y assume frontalement sa position : il ne rejoindra pas la démarche, mais entend conserver l’intégralité de ses prérogatives de contrôle. Quatre arguments structurent la réponse, du calendrier parlementaire à la fidélité au pacte de coalition, en passant par la nature même de l’outil que ses alliés veulent réactiver.
Comme révélé par TelQuel, la fracture s’était étalée au grand jour la veille, lorsque les présidents des groupes du PAM, de l’Istiqlal et de l’Union constitutionnelle (UC) avaient convié l’opposition à une réunion de concertation autour de cette commission d’enquête. Un seul nom manquait au bas de la missive : celui du RNI. Le communiqué du 23 juin vient combler ce vide, et transformer une absence remarquée en refus assumé.
