Crise du bétail : trahi par ses alliés, le RNI contre-attaque

Visé par ses trois partenaires de la coalition gouvernementale sur la crise du bétail, le RNI d'Aziz Akhannouch a choisi de riposter plutôt que d'esquiver. Sa réponse tient en quatre arguments et un refus assumé.

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Yassine Oukacha, président du groupe parlementaire du RNI, chuchotant dans l'oreille d'Ahmed El Bouari, ministre de l'Agriculture, éventuellement pour lui rappeler les vrais prix des moutons. Crédit: DR

Le silence n’aura duré que quelques heures. Trois groupes de la majorité avaient tendu la main à l’opposition pour relancer une commission d’enquête sur l’importation de bétail. Le lendemain, le Rassemblement national des indépendants (RNI) répliquait. Dans un communiqué daté du 23 juin et signé de son groupe à la Chambre des représentants, le parti du Chef du gouvernement Aziz Akhannouch justifie, point par point, son refus de s’associer à l’initiative.

Le groupe assume frontalement sa position : il ne s’associera pas à la démarche, mais entend conserver l’intégralité de ses prérogatives de contrôle. Quatre arguments structurent la réponse, du calendrier parlementaire à la fidélité au pacte de coalition, en passant par la nature même de l’outil que ses alliés veulent réactiver.

La fracture était déjà publique. Comme révélé par TelQuel, les présidents du PAM, de l’Istiqlal et de l’UC avaient convié la veille l’opposition à se concerter autour de cette commission d’enquête. Un seul nom manquait au bas de la missive : celui du RNI. Le communiqué du 23 juin vient combler ce vide, et transformer une absence remarquée en refus assumé.

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