Carburants : la grande saignée

Par Réda Dalil

Il n’y aura ni plafonnement des prix à la pompe, ni subvention, ni ristourne accordée par l’Etat. Les Marocains n’ont que leurs yeux pour pleurer. Depuis l’éclatement du conflit en Ukraine, passer devant un totem de station-service provoque des sueurs froides. L’ascension des tarifs des carburants paraît n’avoir aucune limite. Et, grande première, le gasoil, “le fuel du pauvre”, a supplanté le sans-plomb. Les deux carburants, au moment de l’écriture de ces lignes, dépassent les 14 dirhams le litre. Si les origines de cette montée en flèche des tarifs sont connues de tous (guerre dans l’Est européen et sanctions contre la Russie), il reste que le gouvernement joue petit bras face à la crise. S’auto-qualifiant de social-libéral, le parti au pouvoir, le RNI, montre un visage éminemment plus conservateur que keynésien. Le porte-parole du gouvernement l’a clairement affirmé : “Il n’y aura pas de retour à la compensation”. Avant la suppression du mécanisme de compensation par le gouvernement Benkirane en 2015, les prix naturels étaient à peu près de 7 dirhams pour le diesel et de 9 dirhams pour l’essence….

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