Conflit en Ukraine : le “camp du bien”, disent-ils…

Par Réda Dalil

Ce n’est pas l’Irak ou l’Afghanistan, c’est une ville relativement civilisée, relativement européenne” ; “Ils sont prospères, viennent de la classe moyenne, de toute évidence ce ne sont pas des réfugiés essayant de fuir le Moyen-Orient ou l’Afrique du Nord” ; “Nous sommes au XXIe siècle, nous sommes dans une ville européenne et nous avons des tirs de missiles comme si nous étions en Irak ou en Afghanistan, vous vous imaginez ?” ; “C’est une immigration de grande qualité”… Et le pompon est décroché par ce chroniqueur du journal anglais The Telegraph, qui commet ceci : “Cette fois-ci, la guerre est injuste car les gens nous ressemblent, qu’ils ont des comptes Instagram et Netflix. Ça ne se passe plus dans un pays pauvre et éloigné. À écouter bavarder cette faune de commentateurs et de responsables politiques anglais, américains et français, vient à l’esprit ce que disait Gramsci à propos du passage entre un vieux monde et un monde nouveau : “Dans ce clair-obscur apparaissent les monstres.” Depuis le 23 février, le conflit en Ukraine en…

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