CNDH: Hirak du Rif, un rapport et des doutes

Le CNDH a livré son rapport sur le Hirak du Rif, le 8 mars. Plus de trois ans 
après le décès tragique de Mohcine Fikri, le document se prononce sur les allégations de torture des détenus, les circonstances de la mort d’Imad Ettabi et les fake news qui ont agité le mouvement.

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Les manifestations du Hirak, en mai 2017. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Par Naoufel Tber

C’est le “fruit de nombreux mois de pénible travail”. C’est par ces mots que la présidente du Conseil national des droits de l’homme (CNDH), Amina Bouayach, décrit son rapport sur les “protestations d’Al Hoceïma”. Un document de 400 pages, dont la version résumée à 74 pages a été rendue publique le 8 mars et où elle promet “la vérité à partir de (ses) investigations sans compromis”. Une “vérité” attendue, plus de trois ans après l’éclatement du mouvement social qui a secoué la région du Rif, en réaction au décès tragique de Mohcine Fikri, le 28 octobre 2016.

“Ce nouveau rapport est similaire à celui réalisé par le ministre délégué des Droits de l’homme, basé sur la collecte, l’enregistrement des données des appareils sécuritaires”

Mohamed Nachnach

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