Pour un moratoire sur les lois liberticides

Par Réda Dalil

Jeune journaliste liée par le sang à Ahmed Raissouni, cofondateur du MUR et actuel président de l’Union internationale des oulémas musulmans (UIOM), Hajar est au centre d’un procès ubuesque. Interpellée dans des conditions troubles, accusée de “relations sexuelles hors mariage” et d’“avortement illégal”, Hajar a été condamnée à 1 an de prison ferme. Sentence lourde. Dans cette affaire, on dénombre, outre Hajar, quatre autres victimes. Le fiancé, condamné à un an de prison ferme, le médecin, deux ans de réclusion et autant d’années d’interdiction d’exercer la médecine, et enfin, l’anesthésiste et l’assistante qui ont, respectivement, écopé d’un an et de huit mois de prison avec sursis. La raison peine à saisir l’absurdité de ces peines. Si le choc induit par le verdict en fait peser la responsabilité sur le juge, il convient de rappeler que celui-ci ne pouvait se soustraire à ce que prévoient les textes juridiques pour les chefs d’inculpation retenus. A l’encontre de Hajar, le juge pouvait prononcer une peine allant jusqu’à deux ans de réclusion, il a estimé que l’accusée n’en méritait que la moitié. Maigre consolation…

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