Accord de principe entre le gouvernement et les internes : vers une sortie de crise dans les hôpitaux

Le dossier revendicatif des médecins internes et résidents a connu une avancée notable à l’issue d’une réunion officielle tenue mardi entre leurs représentants et le ministère de la Santé et de la Protection sociale.

Par

DR

Dans un communiqué transmis à TelQuel Arabi, la Commission nationale des internes et résidents annonce que le chef du gouvernement s’est engagé formellement à augmenter les indemnités des internes et résidents non contractuels, avec effet rétroactif à partir du 1er janvier 2025. Le montant exact de cette revalorisation sera fixé dans les prochains jours.

De son côté, le ministère s’est engagé à réduire la durée de l’engagement obligatoire des médecins contractuels, actuellement fixée à huit ans, à moins de deux ans. Une annonce officielle interviendra une fois finalisées les études réglementaires et financières afférentes.

L’accord prévoit également l’intégration officielle de représentants des internes et résidents dans les commissions régionales de formation, une mesure saluée comme une avancée vers une participation effective aux décisions concernant leur parcours académique et pratique.

Parmi les autres mesures actées : l’augmentation des indemnités de logement et de repas pour les internes, pharmaciens et dentistes, le maintien du format financier actuel du concours d’internat, ainsi que la possibilité, pour les résidents formés selon l’ancien système, de rejoindre le nouveau système unifié, tout en préservant leurs droits.

à lire aussi

Les internes et résidents bénéficieront par ailleurs d’un salaire fixe et variable, à l’instar des autres professionnels de santé, assurant ainsi une équité salariale.

Enfin, le gouvernement s’est engagé à intégrer cette catégorie dans le régime d’assurance maladie obligatoire, et à lancer une application numérique pour accélérer et sécuriser le versement des bourses.

Les deux parties ont convenu d’organiser une série de réunions techniques dans les jours à venir, afin d’élaborer rapidement les décrets et mesures d’application nécessaires, dans une logique participative tenant compte de la phase transitoire et des acquis obtenus.