Depuis Agadir, El Othmani règle ses comptes avec l'opposition, le RNI et Amina Maelainine

Depuis Agadir, El Othmani règle ses comptes avec l'opposition, le RNI et Amina Maelainine

Le chef du gouvernement participait ce week-end à un meeting régional de son parti dans le Souss. L'occasion pour lui de revenir sur l'affaire Maelainine et de riposter aux «attaques» de l'opposition. Extraits de son discours devant les militants PJD.

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PJD

L’affaire Maelainine continue de faire des remous au Parti de la justice et du développement (PJD). Si l’ancien secrétaire général du parti, Abdelilah Benkirane, a pris la défense de la députée, estimant que le voile n’était pas une condition d’adhésion à sa formation politique, Saâd Eddine El Othmani n’est pas du même avis. Il l’a fait savoir ce week-end aux militants de son parti.

« Le PJD construit son travail politique selon une vision claire, qui repose sur des principes et des constantes solides », a déclaré le chef du gouvernement, secrétaire général du parti de la lampe, lors d’un discours prononcé à l’occasion  d’un meeting organisé le 26 janvier, par le secrétariat régional du PJD du Souss-Massa, à Agadir.

« Nous ne devons pas faire d’erreur. Ces principes ne changent pas. Nous pouvons changer les moyens, mais les principes ne les changent pas », a-t-il insisté. Et de préciser : « Nous avons dit dès le début que le PJD était un parti politique national basé sur les préceptes islamiques (…). Nous sommes conscients que ces choses sont essentielles au parti et à son parcours ».

« Nous ne sommes pas des anges »

Pour Saâd Eddine El Othmani, le PJD est « conscient que la gestion des affaires publiques est une (grande) responsabilité » et ses « membres se sont révélés au niveau de cette responsabilité». Le chef du gouvernement a ensuite tempéré ses propos, soulignant que les membres de son parti « ne sont pas des anges ». « Il y en a qui font des erreurs, mais nous n’interférons pas dans leurs vies personnelles », a-t-il ajouté.

Pendant son intervention, le chef du gouvernement s’est également attardé sur « la campagne qui vise à perturber le travail du parti ». Pour lui, le fait que le PJD soit visé ne fait que démontrer sa force. « Oui, nous avons des problèmes. C’est tout à fait normal et naturel. (…) Le plus important c’est la manière avec laquelle nous avons traité avec ces difficultés pour les résoudre. Dieu merci, le parti s’est avéré mature », a-t-il poursuivi.

« Ces obstacles ne feront que renforcer le parti », soutient El Othmani, affirmant que le « PJD a déjà prouvé qu’il pouvait dépasser tous les problèmes auxquels il fait face, et ce, grâce au dialogue interne et à la démocratie au sein du parti ».

Le « Maroc fait partie de l’Europe »

El Othmani n’a pas épargné l’opposition lors de son intervention. « Les politiciens ne sont pas des hommes d’honneur et ne respectent pas l’intégrité et la transparence qui leur sont exigées », a d’abord estimé le chef du gouvernement, cité par le quotidien Al Akhbar. L’opposition « ne peut renier les réalisations du gouvernement puisque les chiffres positifs parlent d’eux-mêmes. Elle doit ouvrir grand les yeux, car il existe des responsables d’autres pays qui considèrent le Maroc comme faisant partie de l’Europe », a-t-il estimé.

« Il y a un parti au sein du gouvernement qui s’attribue tout ce qui est positif et qui rejette sur les autres la responsabilité des échecs même si ce sont ses membres qui en sont les acteurs », a déclaré le chef du gouvernement dans ce qui semble être une allusion au RNI.

El Othmani a également commenté des « rumeurs » selon lesquelles il ne détiendrait pas moins de trois villas. « Ils ont dit que je possédais trois villas : une à Inzegane, une à Salé et une autre à Ifrane. Je leur dis : oui, j’ai une villa que j’ai achetée à Salé en 2007. Celle d’Inzegane appartenait à mon père défunt. Ma mère et mes frères y habitent et dans tous les cas, elle n’est pas à moi. Pour ce qui est de la villa d’Ifrane, j’aimerais bien y aller. Ces gens doivent me la montrer », a-t-il ajouté, assurant qu’il ignorait jusque-là l’existence de cette troisième villa et que les gens « parlent sans avoir de certitude ».

Les déclarations d’El Othmani interviennent au moment où son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, multiplie les sorties médiatiques tandis le RNI, qui tenait également un meeting ce dimanche, se prépare d’ores et déjà aux prochaines élections législatives.

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