Selon Laftit, l’installation de ces dispositifs pose la question de leur efficacité réelle pour prévenir les conflits entre chauffeurs et passagers, améliorer la qualité de service, et surtout leur compatibilité avec les spécificités d’un secteur largement dominé par des exploitants individuels.
Le ministre met également en avant les contraintes liées à la gestion des données enregistrées : leur traitement, conservation, et respect des droits des personnes filmées doivent obéir à un encadrement strict, en conformité avec la loi 09-08 relative à la protection des données personnelles. Or, aucun texte juridique ne permet actuellement d’imposer légalement l’usage de ces caméras.
Il insiste sur le fait qu’avant toute généralisation d’une telle mesure, il est impératif de mener une évaluation approfondie de sa pertinence, de son encadrement légal et de ses impacts potentiels.
Dans l’attente d’un éventuel cadre juridique, les autorités préfectorales poursuivent leur action pour encadrer le secteur à travers des contrôles réguliers, le suivi des conditions d’exploitation, le respect des tarifs, et l’accompagnement des chauffeurs. Des sanctions administratives sont appliquées en cas de manquements, pouvant aller jusqu’au retrait définitif de l’autorisation d’exercer.
Laftit a enfin assuré que les plaintes des citoyens relatives aux dysfonctionnements dans le service sont prises au sérieux et traitées par les commissions locales compétentes, qui peuvent engager des mesures disciplinaires à l’encontre des contrevenants.
