La fraude fiscale, c'est grave docteur!

Par Aicha Akalay

Parmi les principes du fondement de l’Etat de droit, où gouvernés et gouvernants sont soumis à la loi, il en est un qui est trop peu convoqué chez nous : l’égalité fiscale. Elle est pourtant inscrite dans la Constitution (article 39), qui dispose que les citoyens, “tous supportent en proportion de leurs facultés contributives, les charges publiques que seule la loi peut […] créer et répartir”. Or, depuis toujours, au Maroc, le fondement de l’égalité fiscale n’est pas respecté par l’écrasante majorité des professions libérales, et l’Etat s’en est rendu complice à cause de la faiblesse de ses moyens de contrôle. Ce scandale fait aujourd’hui des salariés, soumis à la retenue à la source, les principaux contributeurs à l’Impôt sur le revenu collecté par l’Etat (75%). Depuis quelques semaines, Omar Faraj, qui s’attèle sincèrement à remédier à cette “exagération”, selon ses mots, annonce des opérations de régularisation de la situation fiscale des professions libérales. Un accord a ainsi été trouvé avec les médecins. Même si le patron de la Direction générale des impôts (DGI) a mis en avant l’option de déclarations rectificatives…

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