Back to black – Telquel.ma

Back to black

Par Aicha Akalay

Avant, ils étaient instituteurs, boulangers, chômeurs, rappeurs du dimanche. Le Hirak, c’était l’occasion de faire corps, de demander à l’Etat plus qu’il n’a bien voulu leur concéder jusque-là. Avant, ils croyaient à cet espace de liberté. Manifester, ressortir l’image de l’Emir El Khattabi jamais oubliée, les drapeaux d’une république fantasmée au Rif plus qu’elle n’a été réalité. Ils n’ont bien sûr pas résisté aux excès propres aux militants. Des excès de langage seulement. Grisé, leur leader a déraillé, en faisant irruption dans une mosquée. La machine punitive de l’Etat s’est enclenchée. Avec excès. Privant de leur liberté des centaines puis des dizaines d’habitants d’Al Hoceïma. Évacuons rapidement l’évidence : ceux qui ont mis le feu à un bâtiment de police, ceux qui ont empêché les secours d’y accéder, ceux qui ont caillassé les forces de l’ordre méritaient arrestation, procès et condamnation. Les jugements ont été rendus à Al Hoceïma. Mais les autres, les 54 hommes interpellés, accusés et jugés en ce moment même dans l’enceinte de la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca.

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