Le PAM remet sur la table la carte de l'amnistie pour les cultivateurs du kif

Le PAM a promis une nouvelle fois l'amnistie pour les cultivateurs de cannabis, qu'il évalue à 80 000.

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Ilyas El Omari prononce le 18 mars le discours d'ouverture du Colloque international sur le cannabis et les drogues au siège de la Région Tanger -Tétouan - Al Hoceima / Crédits : AIC Press

proposition de loi sur l’amnistie des cultivateurs du kif, déposée en 2014 au Parlement. C’est la promesse formulée par le membre du bureau politique du PAM, Mohamed Lokmani, lors d’une conférence organisée la semaine dernière dans la commune rurale d’Ourtzagh (province de Taounate). « Si le PAM accède au gouvernement, il proposera un projet de loi d’amnistie générale pour les cultivateurs du kif et annulera toutes les poursuites contre eux », a-t-il promis.

Une surenchère électorale ?

Le PAM tente-t-il de séduire l’électorat des zones où est cultivé le kif ? La mesure d’amnistie a été mise en avant a plusieurs reprises par les partis politiques, notamment le PAM et l’Istiqlal, qui avaient auparavant communiqué sur la question à l’approche de scrutins. Le PAM se défend de toute utilisation politique, et estime qu’il cherche seulement à rectifier une injustice qui concerne 80 000 cultivateurs recensés par le parti du tracteur.

« Ce projet a été proposé par le PAM et l’Istiqlal il y a deux ans. C’est juste un rappel de la loi pour qu’elle soit discutée au sein d’une commission parlementaire », estime le député PAM Mehdi Bensaid. Ce dernier va plus loin : « le PAM n’a jamais caché son souhait de légaliser le cannabis à des fins thérapeutiques et médicinales. » 

Pour le député du PAM, le monde va vers une légalisation de cette plante à des fins médicinales et le Maroc doit en faire autant. En termes de mesures concrètes, le PAM propose « la création d’une commission interministérielle, comprenant le ministère de l’Intérieur et celui de la Santé pour élaborer des études de terrain ». Objectif : opérer un distinguo entre les cultivateurs de kif, à qui il faut un statut légal et les trafiquants de drogue, qu’il faut sanctionner.

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