Billet éco. Le régime foncier en question

Par Khalid Tritki

El Ouafa se dit déterminé à assainir le foncier industriel. L’annonce en a été faite sur les colonnes de notre confrère L’Economiste. Le message politique passe bien et si le gouvernement va au bout de sa logique, les résultats seront au rendez-vous. Et quand bien même cette opération réussisse, elle ne constituera encore une fois qu’une solution de substitution.

Tout connaisseur du monde des affaires vous dira que le foncier est l’obstacle majeur à l’investissement au Maroc. Les cadres de l’Agence marocaine pour le développement des investissements (AMDI) ne cessent de le répéter sous cape, faute de  pouvoir le crier tout haut.

Le dossier est sensible est sa résolution l’est davantage. En effet, le Maroc s’est doté de stratégies sectorielles depuis 2005. L’industrie comme le tourisme, en plus de l’agriculture et d’autres branches économiques, se sont vu assigner des plans d’action dont l’ossature repose sur la disponibilité foncière. Pas d’agriculture sans terres agricoles et aucune logistique n’est possible sans de grands espaces aménagés et encore moins de tourisme sans stations balnéaires sur de grandes étendues. Au lieu d’amorcer une réforme profonde du régime foncier, l’Etat s’est contenté de puiser dans le gisement (épuisable) des domaines et, à défaut, d’user de quelques fictions juridiques. En somme, les gouvernements successifs se sont accrochés à des solutions limitées dans le temps et dans l’espace.  Pourquoi ? Parce que le dossier leur échappe. La refonte du régime foncier ne peut être entamée que si le Palais appuie et garantit la pertinence du changement. Et en l’absence, à ce jour, d’une initiative visible à ce sujet, nous concluons que le Palais attend des propositions inédites. Ce gouvernement le fera-t-il ? Le doute est permis !

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A contre-courant. Article 220

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