Gloire à l’art de rue

Gloire à l’art de rue

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La 9ème édition du festival international “Freestyle Maroc Urban Dance” s’est récemment tenue à Meknès. La nouvelle génération des cultures urbaines avait fait le déplacement, ainsi que des centaines de curieux de la ville aux cent minarets.  L’occasion de prendre le pouls du beat hip hop au Maroc.

 

Esprit street

Essentiellement un art de rue, le hip hop a parfois tendance à s’institutionnaliser (il est désormais encadré par la Fédération royale des sports aérobics et fitness) et à se retrancher dans les salles de sports et autres rings de festivals. Une tension propre à toute sous-culture dans le move et dont sont conscients les organisateurs. Mais pour les jeunes participants, venus de Tétouan comme de Laâyoune, places et jardins publics demeurent les terrains privilégiés de leurs échanges quotidiens. Ici, en marge du festival, devant l’Institut français de Meknès.

 

Moroccan B-Boys rock

Les poulains en vogue de la scène danse hip hop étaient tous présents. Ka3oo, originaire de Fès, est le vainqueur du concours Nescafé Dance Crew 2012 et tourne actuellement un clip avec le rappeur Mastaflow. à suivre également : B-Boy Lil-Zoo (Casablanca), qui représentera la région Afrique/Moyen Orient à la finale du Red Bull BC One à Rio de Janeiro.

 

Le parrain

Amine Wakrim, président de l’association organisatrice de l’événement, est une figure incontournable de la scène hip hop. Depuis 2000, il s’y consacre entièrement : fondation de l’école de danse “Black Jack” à Meknès, du festival, et enfin des présélections qui ont lieu le reste de l’année dans les villes du royaume. Ce papa du hip hop marocain est fier de la progression du mouvement et des nouvelles générations, mais continue à regretter le manque de soutien des autorités publiques pour le milieu.

 

Breakers d’ici et d’ailleurs

Alberto de Düsseldorf, vainqueur de la catégorie house dance, fait partie de ces étrangers qui avaient fait le déplacement. International aussi, le jury des battles, composé d’invités prestigieux de la scène hip hop à l’étranger. Ces gaouris saluent l’esprit et le développement du hip hop marocain, mais appellent quand même au perfectionnement technique des breakers.

 

Cultures urbaines

Pour beaucoup, le hip hop c’est d’abord le rap et le breakdance, joutes dansées à base d’acrobaties au sol (ou ici en l’air…). Grossière simplification des arts urbains qui sont aussi divers que mouvants. Le “Freestyle” de Meknès, avec ses 15 disciplines, se veut représentatif de cette diversité. En plus des 9 catégories de danse, on retrouve le parkour (course d’obstacles athlétique), le DJing, le graffiti, le rap et le human beatbox, et le freestylefoot (jonglage football).

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