Politique

Succession de Hamid Chabat: Nizar Baraka lance sa campagne à Tanger

Nizar Baraka, président du Conseil économique, social et environnemental. Crédit : Rachid Tniouni
Succession de Hamid Chabat: Nizar Baraka lance sa campagne à Tanger
mars 20
18:02 2017
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Deux membres du comité exécutif de l’Istiqlal ont officiellement soutenu la très probable candidature du président du CESE au secrétariat général du parti à la balance.

Début de campagne pour Nizar Baraka. Lors d’un rassemblement à Tanger, deux membres du comité exécutif de l'Istiqlal, à savoir Nourredine Mediane et Mohamed Saoud, ont rencontré le président du Conseil économique social et environnemental (CESE). Ils lui ont apporté leur soutien en vue de la très probable candidature de l’ancien ministre de l’Économie au poste de secrétaire général de l’Istiqlal, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition du 20 mars. Une cinquantaine de membres du Conseil national se sont déclarés favorables à la candidature de Baraka lors de cette réunion.

Le président du CESE, qui ne s’est pas encore déclaré candidat de manière officielle, semble néanmoins avoir déjà entamé sa campagne. "Chabat ne sera pas seul. Nizar Baraka avait lancé des messages clairs. Son appel publié dans le journal Assabah témoignait de sa volonté de se présenter", relève un soutien de Baraka ayant requis l’anonymat contacté par Telquel.ma.

Selon la même source, la candidature du président du CESE est également appuyée par Hamdi Ould Rchid, Abdessamad Kayouh, mais également Abdelouahed Al Ansari. Nizar Baraka dispose donc actuellement du soutien de cinq des 20 membres du comité exécutif du parti de la balance.

Contesté

Pour accéder au secrétariat général, Nizar Baraka devra d’abord faire face à un Hamid Chabat, candidat déclaré à sa propre succession. Ce dernier peut compter sur sa "maitrise de la jeunesse du parti et le soutien des membres du Conseil national affiliés à l’UGTM [syndicat dont il a tenu les rênes, NDLR]", nous indique notre source.

Le président du CESE devra également faire face à certains de ses détracteurs qui, à l’image de Rochdi Ramzi, membre du Conseil national de l’Istiqlal, lui reprochent son absence "à 12 réunions du Conseil national". "Avant, il nous envoyait des lettres pour s'excuser d'être absent à ces réunions en raison de ses activités avec le CESE. Pourquoi ce n'est plus le cas aujourd'hui alors qu'il est toujours à la tête de l'institution?", s’interroge Ramzi.

L'article 54, le premier défi

Avant que Nizar Baraka ne se porte officiellement candidat, ses soutiens devront amender l’article 54 des statuts du parti. En vertu du texte, la candidature au poste de secrétaire général est restreinte aux membres du bureau exécutif de la formation. "Si l’on considère que le Conseil national [dont Nizar Baraka est membre, NDLR] est le parlement du parti, il faut que chacun des membres de cette instance puisse se présenter en tant que candidat au secrétariat général du parti", estime Mohamed Maelainin, l’un des signataires de la pétition réclamant la démission de Hamid Chabat après ses propos sur la "marocanité" de la Mauritanie.

Pour amender l’article 54, les soutiens de Nizar Baraka comptent investir les congrès régionaux qui précéderont le congrès national prévu pour la fin du mois d’avril. "Il y a du travail à faire, mais lors de ces congrès régionaux certains soutiens à Nizar Baraka peuvent se faire élire", avance un membre du Conseil national.

Néanmoins plusieurs membres de l’Istiqlal veulent éviter "un congrès de crise" durant lequel un bras de fer entre Nizar Baraka et Hamid Chabat pourrait avoir lieu. Une information confirmée par Mohamed Maelainine. "Nous menons une grande coordination dans toutes les provinces, mais calmement sans porter atteinte à l'unité du parti", nous confie-t-il.

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