La CAN s’est achevée avec des chiffres d’engagement sans précédent. Derrière ce succès sportif et médiatique, des acteurs techniques ont œuvré pour que la connectivité tienne le choc. Abdelali Laabi, directeur général d’AXELI, revient sur l’expérience de son entreprise lors de cet événement, décrypte les leviers opérationnels qui ont fait la différence sur le terrain, analyse la cybersécurité durant la compétition et se projette vers la stratégie « Maroc IA 2030.».
Avec la CAN 2025 désormais derrière nous, quel bilan tirez-vous de l’intervention d’AXELI ?
Abdelali Laabi : La CAN 2025 a atteint un niveau d’exposition digitale rarement observé pour un événement sportif sur le continent. Pour nous, le défi consistait à garantir une connectivité stable dans six villes et sur neuf stades, malgré l’ampleur de l’audience. Nous avons mobilisé des équipes sur les sites, les centres d’accréditation et les hôtels des officiels, installé et supervisé les réseaux et assuré un support permanent. La traçabilité des interventions a permis de suivre les problèmes en temps réel. En résumé, l’infrastructure a tenu bon et a contribué à la réussite de l’événement.
Sur le terrain, comment s’est articulée l’intervention d’AXELI en tant que partenaire technologique de la CAN ?
Notre différence tient à notre ancrage local et à notre expérience d’intégrateur. Créée en 2006, AXELI accompagne les administrations et les grands comptes et est reconnue pour son expertise en ingénierie d’intégration. Pendant la CAN, nous avons su adapter les infrastructures aux besoins spécifiques des sites : segmentation des réseaux (administratif, médias, VAR), extension du câblage dans les zones non couvertes, présence de techniciens sur place. Cette approche nous a permis d’anticiper les contraintes et d’apporter des solutions rapides. Autrement dit, la préparation et la proximité ont fait la différence.
Quels enseignements sur la cybersécurité tirez-vous de cette compétition ?
La CAN a été un banc d’essai pour la sécurité des réseaux. Des événements sportifs internationaux attirent les cybercriminels, et nous avons constaté une augmentation des tentatives d’intrusion. La mise en place de firewalls, la segmentation logique des réseaux et la surveillance en continu ont permis de contenir ces menaces. Nous avons aussi remarqué l’importance d’avoir des équipes réactives sur site : un incident se résout plus vite lorsque les techniciens sont à proximité. Enfin, la transparence est essentielle : des rapports réguliers sur les incidents et leur résolution aident à identifier les failles et à améliorer les protocoles. La cybersécurité n’est pas un produit fini, c’est un processus d’adaptation continue.
Comment ces enseignements nourrissent-ils l’engagement d’AXELI dans la stratégie « Maroc IA 2030 » ?
La feuille de route « AI Made in Morocco » vise à générer 100 milliards de dirhams et 50 000 emplois liés à l’IA d’ici 2030. Les défis techniques de la CAN nous ont rappelé l’importance des infrastructures souveraines et de la confiance numérique, qui sont des piliers de cette stratégie.
L’expérience acquise en termes de projets en infrastructures systèmes, réseaux et sécurité permettent à AXELI d’aligner ses offres avec les exigences de la stratégie « Maroc IA 2030 ». En tant qu’intégrateur, nous accompagnons nos clients par le conseil à bâtir des environnements fiables, sécurisés et évolutifs, indispensables au déploiement de solutions d’IA. Cela se traduit par le renforcement de la cybersécurité, la modernisation des infrastructures et l’accompagnement des institutions dans l’adoption de technologies intelligentes, tout en garantissant conformité et souveraineté des données.
