Festival de Cannes : projection en avant-première du long-métrage marocain “La Mas Dulce”

Le long-métrage marocain “La Mas Dulce” de Laila Marrakchi a été projeté en avant-première, lundi soir, dans le cadre de la section officielle “Un certain regard” de la 79e édition du festival de Cannes.

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Vingt ans après son film Marock, une sorte de portrait de la jeunesse confrontée aux préjugés de la société, Marrakchi signe un retour remarqué avec une production consacrée à l’histoire de deux jeunes femmes parties en Espagne pour la cueillette saisonnière de fraises.

« Cette histoire débute sur une promesse, cet eldorado que représente l’Andalousie, et s’intéresse à la nécessité pour tout être humain d’être porté par ses rêves, par les fictions qu’il s’invente pour avancer », a souligné la réalisatrice en présentant son film.

A ses yeux, il s’agit aussi de « mettre en scène un groupe de femmes comme un seul et même corps qui peu à peu se disloque, des visages forts qui racontent des histoires presque sans paroles ».

« La Mas Dulce a eu un accueil très chaleureux à Cannes dont on ne peut qu’être fier », a déclaré à la MAP le producteur du film Said Hamich, indiquant que cette œuvre devra figurer au programme d’un certain nombre de festivals nationaux.

Il s’est dit heureux de prendre part à cet évènement très sélectif deux ans après la présentation en première du film La Mer au loin, qu’il a lui-même réalisé, à l’occasion de la 63e Semaine de la Critique.

Le producteur et réalisateur marocain s’apprête, en outre, à présenter jeudi son moyen-métrage A la recherche de l’oiseau gris aux rayures vertes, dans le cadre de la sélection « La quinzaine des cinéastes ».

Abordant la présence internationale du cinéma marocain, M. Hamich s’est réjoui de « la constante progression cinématographique sur le registre tant des films marocains que ceux tournés au Royaume ».

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« On vit au rythme d’une dynamique très positive qu’il faut maintenir », a-t-il insisté, rappelant qu’il a déjà produit les long-métrages Deserts de Faouzi Bensaidi et Les meutes de Kamal Lazraq, tous deux programmés au festival de Cannes.

Il a également mis en avant l’émergence d’une génération très prometteuse de femmes cinéastes marocaines à l’image de Asmaa El Moudir, Sofia Alaoui et Yasmine Benkirane.

« Il est aujourd’hui impératif de préserver cette exigence de qualité pour continuer à être présent et être vu à l’international », a-t-il conclu.

(avec MAP)