Selon des sources internes, il s’agit de Fatima Ezzahra El Mansouri, candidate dans la circonscription de Marrakech-ville, Abdellatif Ouahbi à Taroudant Nord, ainsi que Mohamed Mehdi Bensaid à Rabat-Océan, Adib Benbrahim à Rabat-Agdal, Hicham Sabri à Béni Mellal et Ezzedine El Midaoui à Rhamna.
Ces candidatures s’inscrivent, selon la même source, dans une orientation visant à consolider une base politique fondée sur la participation des ministres aux élections, afin de renforcer leur légitimité représentative et de rompre avec l’image de « ministres technocrates » ou « nommés en dehors de la base partisane ».
En revanche, la participation de trois autres ministres n’est pas encore tranchée : Younes Sekkouri, Leila Benali et Amal El Fallah Seghrouchni, dans un contexte marqué par une incertitude quant à leur position vis-à-vis des prochaines échéances.
Le cas de Sekkouri suscite particulièrement le débat, en raison de sa faible présence électorale ces dernières années. Sa dernière participation remonte aux élections communales de 2015 à Témara, où il n’avait pas obtenu de résultats marquants. Il avait également accédé au Parlement via la liste nationale des jeunes, ce qui l’éloigne relativement de la logique d’un « test populaire » direct.
Quant à Benali et Seghrouchni, elles sont considérées comme des profils technocratiques récents au sein du gouvernement. Elles ne disposent pas d’expériences électorales antérieures et n’ont pas exprimé clairement leur volonté de se porter candidates, leur participation restant tributaire des arbitrages du parti et de ses équilibres politiques.
