Elections 2026 : ce que l'on sait de la hausse du budget du dispositif de soutien aux partis

La contribution de l'État au financement des campagnes électorales pour les législatives de 2026 atteint 450 millions de dirhams, soit 45 milliards de centimes. C'est ce que révèle une décision du Chef du gouvernement publiée au Bulletin officiel n° 7516 — en nette progression par rapport aux élections de 2021.

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Une femme plaçant son bulletin dans une urne à l’occasion des élections législatives du 7 octobre 2016. Crédit: Fadel Senna / AFP

Comme le rapportait TelQuel le 19 juin, la subvention dédiée aux partis politiques participant au scrutin du 23 septembre a été fixée à 400 millions de dirhams, selon une décision signée le 4 juin par Aziz Akhannouch et publiée au Bulletin officiel du 11 du même mois. À cela s’ajoutent 50 millions de dirhams réservés aux listes de candidatures présentées par des candidates et candidats âgés de 35 ans au plus.

La hausse est substantielle : lors des élections du 8 septembre 2021, l’enveloppe globale — législatives, locales, régionales et Chambre des conseillers confondues — s’élevait à 360 millions de dirhams, dont seulement 160 millions dédiés au renouvellement de la Chambre des représentants. Rapportée à ce seul poste, la progression atteint 181,25%, soit une augmentation de 290 millions de dirhams.

La décision, proposée conjointement par le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Justice et la ministre de l’Économie et des Finances, s’appuie sur la loi organique n° 29.11 relative aux partis politiques (article 35), la loi organique n° 27.11 relative à la Chambre des représentants (article 23), ainsi que sur le décret n° 2.26.311 du 22 avril 2026 fixant les modalités du soutien financier public aux jeunes candidats.

Conformément à la législation nationale, l’ensemble des dépenses engagées lors de la campagne électorale devront être justifiées et déclarées auprès des juridictions financières — Cour des comptes et cours régionales des comptes. Toute dépense non justifiée devra être restituée aux caisses de l’État.