La nuit dernière (mardi), Tsahal a frappé un haut commandant au sein de ‘Khatam al-Anbiya' », le commandement des forces armées iraniennes, a déclaré un porte-parole militaire israélien en réponse à une question de l’AFP.
« Les résultats de cette frappe sont en cours d’examen », a indiqué le porte-parole, assurant que des mesures avaient « été prises pour réduire les risques pour les civils », citant « l’emploi de munitions de précision et une surveillance aérienne ».
L’armée israélienne « regrette les dommages collatéraux causés à la synagogue et souligne que la frappe visait une cible militaire importante au sein des forces armées du régime, et non un lieu de culte », a-t-il ajouté.
Mardi matin, l’agence de presse iranienne Mehr et le quotidien Shargh avaient rapporté que la synagogue Rafi Niya, proche de la place de Palestine, dans le centre de Téhéran, avait été « entièrement détruite » à la suite de bombardements sur la capitale iranienne.
Shargh l’a décrite comme « l’un des plus importants lieux de rassemblement et de célébration pour les Juifs khorasanites », en référence à la région du Khorassan, dans l’est du pays.
L’islam chiite est la religion d’Etat en Iran. Le zoroastrisme, le judaïsme et le christianisme sont des cultes minoritaires et sont représentés au Parlement iranien.
La communauté juive est estimée à plusieurs milliers de personnes, contre environ 100.000 à l’avènement de la République islamique en 1979.
