Les dix points, transmis par l’entremise du Pakistan avec la médiation indirecte de la Chine, ont été rendus publics par le Conseil suprême de la sécurité nationale iranien. Ils prévoient :
- la cessation de toute agression contre l’Iran et ses alliés régionaux
- le retrait des forces de combat américaines de la région
- un protocole de passage dans le détroit d’Ormuz sous contrôle iranien pendant deux semaines
- la levée de toutes les sanctions primaires, secondaires et onusiennes
- la création d’un fonds de compensation pour les pertes iraniennes
- un engagement de non-fabrication d’armes nucléaires
- la reconnaissance du droit à l’enrichissement de l’uranium
- l’ouverture de négociations de traités de paix régionaux
- l’extension de la non-agression à l’ensemble des groupes de résistance, visant implicitement Israël
- l’abrogation de toutes les résolutions du Conseil de sécurité et du Conseil des gouverneurs de l’AIEA.
Washington n’a confirmé aucun de ces points ni aucun détail de l’accord, au-delà du cessez-le-feu de deux semaines conditionné à la réouverture du détroit. La Maison-Blanche n’a pas précisé lesquels des dix points elle considérait comme acceptables.
Selon une analyse du Grand Continent publiée le 8 avril, huit des dix demandes iraniennes, si elles étaient mises en œuvre, placeraient Téhéran dans une position plus favorable qu’avant le début de la guerre le 28 février 2026. Seuls deux points relèvent du statu quo : l’engagement de non-prolifération nucléaire, déjà couvert par une fatwa du Guide suprême, et l’accord de négocier des traités régionaux, qui ne faisait l’objet d’aucun empêchement préalable.
Benjamin Netanyahu a déclaré soutenir la décision de Trump de suspendre les frappes, tout en affirmant que le cessez-le-feu ne s’appliquait pas au Liban, en contradiction avec le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui a affirmé le contraire. Les négociations doivent reprendre vendredi 10 avril à Islamabad.
