D’après les informations relayées, la Garde civile espagnole était informée de la tentative, mais n’est pas intervenue, l’intéressé n’ayant pas réussi à franchir la ligne de séparation. Les autorités marocaines ont ainsi pris en charge l’incident sur leur territoire national.
Cet épisode illustre le recours persistant de certains migrants à des moyens non conventionnels pour tenter de rejoindre Sebta, notamment les parapentes, dans un parcours jugé particulièrement risqué, surtout lorsqu’il est entrepris de nuit ou dans des conditions météorologiques instables.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des préparatifs de migrants s’entraînant à utiliser un « parapente », avec des décollages depuis les hauteurs proches de la zone côtière, dans l’objectif de survoler la barrière frontalière.
Cependant, cette méthode demeure d’un succès très limité. Des rapports indiquent que les arrivées effectives par voie aérienne restent extrêmement rares comparées aux tentatives de passage à la nage ou via la clôture.
En novembre dernier, les autorités marocaines avaient annoncé le démantèlement d’un réseau soupçonné d’organiser des tentatives de traversée à l’aide de parapentes depuis les hauteurs de Belyounech, avec l’interpellation de plusieurs personnes impliquées.
Les services de sécurité ont également renforcé les patrouilles dans les zones forestières et les hauteurs proches du littoral, dans le cadre des efforts visant à lutter contre les réseaux de traite des êtres humains et la migration irrégulière.
