Libye: le procureur général confirme la mort de Saif Al-Islam Kadhafi

Le procureur général libyen a confirmé, mercredi, la mort par balles de Saif Al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

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Dans cette photographie diffusée le 14 novembre 2021, Seif al-Islam Kadhafi s'enregistre pour la course aux présidentielles, à Sebha, dans le sud de la Libye. Crédit: STRINGER / Libyan High National Electoral Commission FB Page / AFP

Suite à la réception d’un signalement concernant « le décès du citoyen Saif Al-Islam Mouammar Kadhafi », les enquêteurs se sont rendus sur les lieux concernés afin de procéder aux constatations nécessaires, de collecter les preuves et d’entendre les témoins, a indiqué le bureau du procureur général, cité par l’agence de presse libyenne.

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La même source a précisé que l’équipe d’enquêteurs a examiné le corps de Saif Al-Islam Kadhafi et confirmé qu’il avait été atteint de balles ayant entraîné sa mort.

Pour rappel, Saif Al-Islam Kadhafi, deuxième fils de Mouammar Kadhafi, a longtemps été présenté comme l’héritier politique potentiel du régime libyen avant la chute de ce dernier en 2011. Diplômé de la London School of Economics, il avait tenté, dans les années 2000, d’incarner une image réformatrice du pouvoir libyen, avant de jouer un rôle central dans la répression du soulèvement populaire.

Capturé en novembre 2011 par une milice de Zintan après la chute de Tripoli, Saif Al-Islam Kadhafi a été détenu pendant plusieurs années hors du contrôle effectif de l’État central. Il faisait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité, en lien avec la répression des manifestations de 2011.

En 2017, les autorités de Zintan avaient annoncé sa libération, dans le cadre d’une loi d’amnistie controversée, sans que sa situation judiciaire ne soit définitivement tranchée au niveau international. Depuis lors, sa localisation exacte et son statut réel demeuraient sujets à de nombreuses spéculations, dans un contexte de fragmentation institutionnelle et sécuritaire persistante en Libye.

Ces dernières années, son nom était régulièrement évoqué dans le débat politique libyen, notamment à l’occasion des projets électoraux avortés, certains de ses partisans continuant de le présenter comme une figure de rassemblement pour une partie de l’ancien appareil du régime.

(avec MAP)