La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a démenti catégoriquement, ce vendredi, les « allégations fallacieuses » rapportées par l’hebdomadaire français Le Point (traditionnellement classé à droite dans l’échiquier politique français, ndlr), selon lesquelles plusieurs commerces appartenant à des ressortissants subsahariens au Maroc auraient été la cible d’attaques et d’incendies criminels, en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) le 18 janvier.
Dans une mise au point parvenue à TelQuel, la DGSN a indiqué avoir « pris connaissance, avec un vif étonnement, du contenu d’un article publié par l’hebdomadaire français Le Point dans son édition du mercredi 21 janvier 2026″.
« Cet article (il s’agit plus précisément d’une tribune écrite par l’essayiste Jean Loup Bonnamy, qui se présente comme spécialiste en philosophie politique et en géopolitique, et chroniqueur média, ndlr) a avancé une série d’allégations fallacieuses prétendant que plusieurs commerces appartenant à des ressortissants subsahariens au Maroc auraient été la cible d’attaques et d’incendies criminels, en marge de la finale de la CAN », poursuit la même source.
Voici mon nouvel article dans @LePoint. Il porte sur les tensions racistes survenues lors de la CAN, y compris en France. L’Occident n’a pas le monopole du racisme. La France des diasporas vantée par @EmmanuelMacron est une France multiraciste . https://t.co/Ez0x7w2c9z
— Jean-Loup Bonnamy (@JLBGeopol) January 22, 2026
La DGSN tient ainsi à préciser qu’« aucune agression, ni attaque criminelle visant des commerces ou des intérêts économiques appartenant à des citoyens d’Afrique subsaharienne n’a été enregistrée sur l’ensemble du territoire national, que ce soit durant la compétition ou à l’issue de la finale. »
À cet égard, la DGSN réitère avoir veillé, tout au long de ce tournoi, « à traiter avec la plus grande vigilance les contenus numériques véhiculant de fausses informations sur de prétendues agressions contre des ressortissants subsahariens, ajoutant que ces infox ont fait l’objet de démentis systématiques par voie de communiqués officiels, visant à rétablir les faits avec précision et neutralité ».
Enfin, la DGSN rappelle qu’elle dispose « de structures opérationnelles et de services de communication spécialisés, mobilisés en permanence pour répondre aux sollicitations des médias ».
« Ces services sont disposés à fournir toute information précise relevant de la compétence de la Sûreté nationale », fait savoir la DGSN, notant toutefois « qu’aucune demande d’information préalable n’a été adressée à ces services concernant les allégations mensongères publiées dans l’article de l’hebdomadaire français ».
