Taxis électriques : Laftit invoque les coûts élevés et le manque de bornes de recharge

Le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a expliqué les raisons de la quasi-absence des taxis électriques au Maroc, soulignant que les professionnels du secteur « continuent, de manière générale, à privilégier l’acquisition et l’utilisation de véhicules à motorisation thermique comme taxis, à l’exception de quelques cas isolés ».

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Les chauffeurs de taxis manifestent contre la hausse des prix du carburant à Rabat le 7 mars 2022. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Selon Hespress, cette situation perdure malgré le fait que « le programme de soutien au renouvellement des taxis a ouvert la possibilité de remplacer les anciens véhicules par des voitures à motorisation électrique ou hybride », ainsi que l’existence de « certaines initiatives complémentaires mises en œuvre au niveau local pour encourager l’usage de ce type de véhicules ».

Dans une réponse écrite à une question parlementaire du groupe Haraki sur « l’accompagnement des propriétaires de grands et petits taxis pour l’acquisition de véhicules électriques », Laftit a attribué cette réticence « probablement à la hausse relative des prix de commercialisation des voitures électriques par rapport aux véhicules à motorisation thermique ».

Le ministre a également pointé « la limitation des infrastructures liées à l’utilisation des voitures électriques et la nécessité de recharges fréquentes de ce type de véhicules au cours de la même journée en cas de conduite sur de longues distances », contrairement aux véhicules thermiques « qui ne nécessitent généralement qu’un seul ravitaillement en carburant par jour ».

Toutefois, le responsable gouvernemental anticipe « une augmentation progressive de leur taux d’utilisation dans le secteur des taxis au cours des prochaines années ». Cette évolution attendue s’explique, selon lui, par « les avancées importantes de l’industrie des véhicules électriques », qui permettent désormais « de parcourir de plus longues distances sans recharge et de réduire le temps de recharge », mais aussi par « le développement progressif des services de recharge et de maintenance », déjà disponibles « dans plusieurs villes et sur les axes routiers ».

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À cela s’ajoutent « la baisse relative des prix de ces véhicules et la diversification des offres de commercialisation, y compris pour les usages professionnels ».

Dans ce cadre, Laftit a affirmé que les services de son département restent « disposés à s’engager positivement et à contribuer, aux côtés des autres secteurs et instances concernés, aux initiatives visant à encourager l’adoption de véhicules écologiques dans le secteur du transport en général et, en particulier, au sein du parc des taxis ».

Il a rappelé que cette orientation « s’inscrit dans les orientations et programmes publics adoptés » et vise à « la réduction des émissions de gaz polluants responsables du réchauffement climatique et l’accélération de la transition énergétique », notamment dans les secteurs « les plus consommateurs d’énergie, à l’instar du transport ».

Enfin, le ministre a souligné que le programme de renouvellement des taxis a permis « de renouveler près de 80 % du parc national », grâce au remplacement des anciens véhicules par « des modèles à motorisation moderne, moins gourmands en carburant d’environ 40 % en moyenne ». Une démarche qui a contribué « à réduire les impacts négatifs sur l’environnement », à améliorer « les indicateurs de sécurité routière » et à renforcer « le confort et la sécurité des passagers et des conducteurs ».