Docu en série
Cinéma. Le cinéma Renaissance accueille la première édition de Rabat’Doc. Le festival, qui met le documentaire marocain à l’honneur, est organisé par l’Association Nouvel Horizon, la Fondation Hiba, l’ISCA, la Chambre marocaine des documentaristes et le CCM. Deux projections par jour, alternant courts et longs métrages, sont prévues. On y retrouve Mora est là, un film signé Khalid Zairi, sur les traces de Félix Mora, ex “officier des affaires indigènes” qui a recruté plus de 60 000 travailleurs du sud du Maroc pour travailler dans les mines françaises. Également au programme, Jauk de Hassan Benjelloun, dédié à la vie d’Armand El Maleh, figure du jazz marocain, de sa naissance dans le Casablanca des années 1940 à sa carrière exceptionnelle. Tandis que Trois lunes derrière une colline, de Abdellatif Fdil, propose un voyage poétique dans le Moyen-Atlas, à travers les regards de trois bergers issus de différentes tribus. Pour la clôture, Bayt Al Hejba, de Jamila Annab, est un très bel hommage à la culture gnaouie, à travers le récit d’un lien fusionnel entre le Maâlem Essaddiq et son instrument.
Du 21 au 24 décembre, au Cinéma Renaissance, Rabat.

Visages de l’Atlas
Exposition. Dans le cadre de la 3e édition des Rendez-vous de la photo d’Essaouira, Zakaria Mtilk et Noureddine El Magouri nous font plonger au cœur du Moyen-Atlas. Leur série “Les gardiens du silence” documente le quotidien d’Imilchil, territoire où l’altitude et les saisons sculptent les paysages et les vies des habitants. Les deux photographes souiris ont photographié ces derniers, capturant leur dignité tranquille, dans un environnement aussi beau que rude. Chaque cliché témoigne d’une rencontre, d’un instant suspendu où transparaît une humanité franche. Une exposition qui refuse l’exotisme facile pour privilégier le regard juste.
Jusqu’au 10 janvier à l’Institut français d’Essaouira.
Le retour de Oum

Concert. Alors que la sortie de son prochain album, Dialddar, est prévue en février prochain, la chanteuse Oum revient sur scène pour deux dates à Rabat et Marrakech. Intime et personnel, ne figurant que sa voix et des percussions, Dialddar raconte, indique la chanteuse, son “histoire, (ses) racines, (ses) voyages, (ses) blessures et (son) amour”. Ces deux dates marocaines seront d’ailleurs l’occasion pour Oum de présenter deux de ses nouvelles chansons : Anawyyak et Lalla.
Les 19 et 20 décembre, au Cinéma Renaissance (Rabat) et au Meydene (Marrakech).
Des vers au cinéma

Cinéma. La Cinémathèque nationale braque ses projecteurs sur Faouzi Bensaïdi. Le réalisateur et comédien montera sur scène pour lire et interpréter une sélection de textes de grands poètes, qui avaient aussi la particularité d’être aussi cinéastes. Au programme : Ahmed Bouanani, Abbas Kiarostami, Pier Paolo Pasolini, Andreï Tarkovski et Forough Farrokhzad… Comme dans ses films, Faouzi Bensaïdi fera dialoguer, le temps d’une soirée, cinéma et poésie.
Le 19 décembre à la Cinémathèque marocaine, Rabat.
Dessiner la voix d’El Sett
Performance. Cinquante ans après la disparition de la diva égyptienne, la dessinatrice Chadia Chaïbi Loueslati convoque la mémoire d’Oum Kalthoum lors d’un concert dessiné aussi audacieux qu’inédit. Sur scène, se dévoilent en direct les contours d’un hommage visuel et sonore, accompagnés par un chœur et la flûte traditionnelle de Noureddine Benallouche. Entre trait et souffle, le spectacle fait surgir l’aura légendaire d’Oum Kalthoum dans une célébration de l’art graphique contemporain.
Le 19 décembre à l’Institut français de Casablanca.
