Les objets saisis incluent des fossiles, amonites, trilobites, dents de prédateurs (requins, reptiles), squelettes entiers et os de poissons, autant d’éléments potentiellement âgés de dizaines à centaines de millions d’années.
Les douanes, citées par Hérault Tribune, affirment que l’importation de produits issus de fouilles à l’étranger est strictement interdite dans l’Union européenne sans autorisation spécifique. Le lot avait été frauduleusement déclaré comme des minéraux, une catégorie beaucoup moins réglementée. Une expertise scientifique, prévue le 5 décembre, doit déterminer l’origine exacte, la valeur et le régime juridique applicable à ces pièces.
Toujours selon Hérault Tribune, cette saisie pourrait être liée à un réseau international de trafic de fossiles opérant depuis l’Est du Maroc, notamment la région d’Erfoud, où des fouilles informelles alimentent un marché parallèle : les chercheurs informels revendent les pièces rares à des grossistes, qui les transmettent ensuite à des passeurs pour exportation vers l’Europe. Ce commerce illicite provoquerait une perte importante de patrimoine culturel et archéologique.
Les objets saisis pourraient être restitués au Maroc ou confiés à un musée français, mais ne seront ni détruits ni mis en vente. Le conducteur du fourgon risque des poursuites pénales, et une enquête judiciaire pourrait être ouverte afin d’identifier les membres du réseau et le commanditaire, susceptibles d’encourir sanctions pénales et fiscales, conclut Hérault Tribune.
