En visite officielle au Mozambique pour célébrer le 50ᵉ anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays, Lula a indiqué que la banque publique de développement, longtemps active dans l’internationalisation des entreprises brésiliennes, se prépare à reprendre son rôle de soutien extérieur, après plusieurs années de restrictions, selon un communiqué publié lundi par la présidence brésilienne.
« Nous travaillons pour que la BNDES récupère sa capacité à financer l’internationalisation des entreprises brésiliennes », a-t-il déclaré à Maputo.
Selon le chef de l’État brésilien, le volume des échanges entre le Brésil et le Mozambique reste « injustifiable » au regard de celui entretenu avec d’autres pays lusophones, malgré un potentiel important de coopération économique.
Lula a souligné les besoins du Mozambique en matière de ports, de routes, d’usines et de lignes de transmission, affirmant que « le Brésil dispose d’entreprises dynamiques capables de contribuer » à ces secteurs.
Au cours de la visite, neuf accords ont été signés notamment dans les domaines du développement, de la santé, de l’éducation, de l’entrepreneuriat et du commerce, illustrant la volonté de Brasilia de renforcer son engagement auprès des pays africains en développement.
Arrivé dimanche à Maputo pour une courte visite, Lula a eu un entretien bilatéral avec son homologue mozambicain, Daniel Chapo, avant une réunion élargie avec plusieurs ministres des deux gouvernements.
Le Brésil et le Mozambique ont célébré le 15 novembre le cinquantenaire de leurs relations diplomatiques, un jalon que Brasilia entend marquer par un retour affirmé sur la scène africaine.
Par ailleurs, le regain d’intérêt du Brésil pour le continent intervient dans un contexte où ses relations économiques avec le Maroc — l’un de ses premiers partenaires en Afrique — affichent une balance commerciale légèrement excédentaire pour Rabat, avec un surplus de seulement 2,2 millions de dollars sur un volume d’échanges de 2,77 milliards de dollars en 2024.
Les échanges sont fortement portés par les exportations marocaines d’engrais, notamment à base de phosphate, vers l’agriculture brésilienne, un secteur stratégique pour Brasilia.
Les deux pays ont également multiplié les cadres de coopération. Un accord-cadre de coopération en matière de défense, signé à Brasilia le 13 juin 2019, a été approuvé par la Chambre des députés brésilienne à la mi-février 2023, puis adopté par la Commission des relations extérieures et de la défense nationale du Sénat en mai 2023.
Cet accord met l’accent sur la recherche et le développement, le soutien logistique, l’acquisition de produits et services de défense, le partage des connaissances et de l’expérience acquises dans les opérations des forces armées, la promotion d’actions conjointes d’entraînement et d’instruction militaires, les exercices militaires conjoints, les échanges d’informations, ainsi que la collaboration dans les systèmes et équipements de défense.
Sur le plan géostratégique, le futur port de Dakhla Atlantique, dont l’ouverture est prévue pour 2029, se positionne comme une passerelle stratégique entre l’Afrique et l’Amérique latine, ouvrant des perspectives économiques considérables pour les échanges transatlantiques avec le Brésil.
