Lors de son intervention devant la Commission mixte du Congrès et du Sénat chargée des affaires de l’Union européenne, Kadis a indiqué que la CE avait présenté un « mandat de négociation » qui devra être approuvé par les gouvernements des 27 États membres afin d’ouvrir les discussions avec Rabat sur un nouveau protocole de pêche.
Le commissaire européen à la Pêche et aux Océans a souligné qu’il s’agissait d’une évolution « très importante » dans les relations avec le Maroc, notamment après la décision de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui, il y a un an, avait annulé à la fois les accords commercial et de pêche au motif qu’ils portaient atteinte aux intérêts du Sahara.
Kadis a également évoqué ce nouveau mandat de négociation lors d’une réunion avec le ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas, avant son intervention parlementaire, selon un communiqué du ministère.
Le commissaire a confirmé cette initiative de relance des discussions avec Rabat en réponse à une question du député espagnol Agustín Santos Maraver (Sumar), qui l’a interrogé sur l’avenir de l’accord de pêche UE-Maroc après la décision européenne, évoquant également le rapprochement du Maroc avec la Russie dans ce domaine.
L’accord de pêche entre l’UE et le Maroc a longtemps été considéré comme l’un des protocoles les plus stratégiques sur le plan diplomatique. Il permettait notamment à des navires de Galice, d’Andalousie et des Canaries de pêcher dans les eaux marocaines.
Bien que la décision de la CJUE remonte à octobre 2024, l’accord de pêche avec le Maroc était suspendu depuis 2023. Le dernier protocole, expiré en juillet 2023, prévoyait des licences pour 138 navires européens, dont 92 espagnols (47 andalous, 38 canariens et 7 galiciens).
Toutefois, en raison notamment de la pandémie de Covid-19, seule une vingtaine d’autorisations étaient encore utilisées à la fin de la période (2019–2023), selon des sources du secteur.
(avec EFE)
