À Lqliaâ, deuil et consternation après la mort d'un étudiant en marge de violences

Comme de nombreux Marocains, Abdelkabir Oubella a suivi de près les manifestations sociales, majoritairement pacifiques, qui secouent son pays. En regardant une vidéo des violences en marge de l'une d'elles, il était loin de se douter que son fils y avait trouvé la mort.

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Abdessamad Oubella, un étudiant en cinéma de 25 ans, a été tué dans la nuit de mercredi 1er à jeudi 2 octobre à Lqliaâ, près d'Agadir. Selon son père, il est mort d une balle dans la tête tirée par un gendarme, alors qu il documentait les violences commises par des jeunes venus incendier le poste de gendarmerie. Crédit: DR

Abdessamad Oubella, un étudiant en cinéma de 25 ans, a été tué dans la nuit de mercredi 1er à jeudi 2 octobre à Lqliaâ, près d’Agadir. Deux autres personnes ont aussi été abattues par les gendarmes.

Les autorités locales affirment qu’un groupe tentait de prendre d’assaut la gendarmerie « pour voler des munitions et armes de service ».

« Je suis tombé sur une vidéo où il y avait mon fils, et moi je ne le savais pas », raconte à l’AFP Abdelkabir Oubella.

Entouré des hommes de son douar d’Adouz Oussaoud, tout près de Lqliaâ, le travailleur journalier de 51 ans vient d’enterrer son fils dans un cercueil en contreplaqué. « Nous n’imaginions pas que ça puisse arriver », dit à l’AFP Ayoub, le frère d’Abdessamad.

Ce soir-là, les images de vidéosurveillance diffusées par les autorités montrent des jeunes cagoulés munis de barres de fer et de pavés tentant d’arracher une porte.

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Les gendarmes font usage de gaz lacrymogène pour les disperser, mais les assaillants reviennent et mettent le feu à des bennes à ordures et des pneus à l’entrée du bâtiment, d’après les mêmes images.

« Mon frère (…) était là-bas pour documenter » les événements, affirme Ayoub Oubella. « Il n’a pas ramassé de pierre (…), il n’a pas pris part aux troubles », assure-t-il.

D’après leur père, Abdessamad a été atteint par une balle à la tête.