Nouveau bilan : trois décès et 354 blessés lors des interventions des forces de l'ordre

Le ministère de l'Intérieur a publié jeudi 2 octobre un communiqué sur les événements survenus la veille dans plusieurs régions du pays. Les autorités ont mené des interventions dans la soirée du mercredi 1er octobre pour gérer des manifestations qui ont dégénéré en violences.

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Selon le communiqué, ces manifestations « ont pris une tournure d’escalade grave, se transformant en attroupements portant atteinte à la sécurité et à l’ordre publics, émaillés d’actes de violence et de graves troubles ». Le ministère note « de manière préoccupante, un grand nombre de mineurs, représentant globalement plus de 70 % des participants ».

L’incident le plus grave s’est produit à Lqliaâ, dans la préfecture d’Inezgane-Aït Melloul, où « un groupe de personnes a tenté de s’emparer de munitions, de matériel et d’armes de service mis à la disposition de ces services, ce qui a contraint les éléments de la Gendarmerie Royale à faire usage de leurs armes de service, dans le cadre de la légitime défense, entraînant trois décès ».

Le bilan de cette nuit de violences fait état de 354 blessés de gravité variable, dont 326 appartiennent aux forces de l’ordre. Les dégâts matériels sont importants : 271 véhicules des forces publiques et 175 voitures privées ont été endommagés. Environ 80 établissements administratifs, sanitaires, sécuritaires, communaux, agences bancaires et commerces ont été vandalisés ou pillés, répartis sur 23 préfectures et provinces.

Le ministère souligne que « ce qui est particulièrement préoccupant dans ces violences et troubles, c’est la participation massive de mineurs et d’enfants, atteignant par moments 100 % des groupes impliqués ».

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Des procédures légales ont été engagées contre les personnes soupçonnées. Plusieurs majeurs ont été placés en garde à vue et des mesures de rétention ont été appliquées aux mineurs.

Le ministère de l’Intérieur réaffirme que les autorités « continueront d’accomplir leurs missions conformément à leurs responsabilités institutionnelles » et annonce que « toutes les mesures juridiques nécessaires seront prises, sans faiblesse ni complaisance, à l’encontre de quiconque sera reconnu coupable d’actes ou comportements pénalement répréhensibles ».