Ces rassemblements, auxquels ont participé plusieurs centaines de jeunes, avaient pour objectif de dénoncer la dégradation des conditions sociales et économiques, de réclamer des réformes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, d’élargir les opportunités d’emploi et de lutter contre la corruption. Les slogans portaient également sur le droit à un emploi digne et à une vie décente.
Les autorités sont intervenues rapidement pour disperser ces mobilisations, considérées comme non autorisées.
Plusieurs villes du Maroc, dont Rabat, Casablanca, Marrakech, Tanger et Agadir, ont été le théâtre samedi 27 septembre au soir de mobilisations initiées par des coordinations de jeunes via les réseaux sociaux, sous le slogan “Liberté – Dignité – Justice”. Les détails. pic.twitter.com/ebE5oC1pcW
— TelQuel (@TelQuelOfficiel) September 29, 2025
Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs interpellations, avant de relâcher la majorité des participants quelques heures plus tard, selon des sources de défense des droits humains.
Les personnes arrêtées ont été conduites dans des commissariats pour vérification d’identité et établissement de procès-verbaux.
Parmi les interpellés à Rabat figurait Farouk El Mahdaoui, secrétaire national de la Jeunesse de la Gauche démocratique et conseiller communal de la Fédération de la gauche à Rabat ainsi qu’Abdelhamid Amine, militant associatif connu pour son engagement en faveur des droits humains, et ex-secrétaire général de l’Association marocaine des droits de l’Homme.

Un collectif actif sur les réseaux sociaux, connu sous le nom de « GENZ212 », a affirmé que ces appels à manifester s’inscrivaient dans une démarche pacifique et légale, rejetant tout acte de destruction ou de provocation.
Le groupe a toutefois précisé qu’il n’était pas l’organisateur officiel de toutes les mobilisations et s’est désolidarisé de certains appels circulant en ligne. Selon ses animateurs, le collectif a rapidement rassemblé plusieurs milliers de membres grâce à des canaux numériques, notamment sur Discord.
بالعكس هناك اتحاد جميع اطياف المجتمع لتحقيق هدف واحد بدون تفرقة وضربة للذباب 🪰🪰🪰
امثالكم ولمحاولة بث الفتنة والتفرقة بين المغاربة . هاد لفعايل ديال خونة البلاد وديال الصهاينة قامت هههههه هادا جيل زي /زد #Genz212 #Maroc @Genz212 pic.twitter.com/2W7eiZTKLZ— -الراصد المغربي Moroccan Truth Seeker – (@freetwitoma) September 27, 2025
Pour plusieurs observateurs, ce mouvement traduit une volonté des jeunes de s’exprimer en dehors des cadres traditionnels des partis et des syndicats, dans un contexte marqué par un sentiment croissant de blocage social et politique.
D’autres analyses estiment que la rapidité de l’organisation numérique et la diffusion massive des appels laissent penser à une initiative qui pourrait bénéficier d’une coordination centralisée.
لحظة اعتقال الكاتب الوطني لشبيبة النهج الديمقراطي العمالي، الرفيق إبراهيم النافعي، مساء اليوم في الرباط قرب البرلمان.#GenZ212 pic.twitter.com/yqcwFyrPKk
— شبيبة النهج الديمقراطي العمالي (@chabiba_nahj) September 27, 2025
Face à ces mobilisations, les autorités ont renforcé la présence sécuritaire dans plusieurs villes, avertissant que ces rassemblements, dépourvus d’autorisation, pouvaient menacer l’ordre public.
This is Morocco 🇲🇦#المغرب#GENZ212#Morocco pic.twitter.com/b8R7POY1zQ
— Souhai Inh (@InhSouhai) September 27, 2025
Des sources locales indiquent que des mesures préventives avaient été mises en place à Casablanca, Rabat et Marrakech, notamment dans les lieux centraux où devaient se tenir les manifestations.
En parallèle, certains membres du collectif « Génération Z » ont affirmé avoir été interrogés par les forces de l’ordre, réitérant leur attachement à des réformes dans le cadre de la légalité et des institutions.


