Ce qu’il s’est passé
La CDT a participé, jeudi 17 juillet à Rabat, à une réunion de la Commission nationale des retraites consacrée à l’examen des régimes actuels et aux perspectives de réforme. À l’issue de cette réunion, la CDT a publié un communiqué exprimant son refus de toute approche unilatérale sur cette question.
Le syndicat appelle à une réforme globale du système de retraite, qui ne porte pas atteinte aux acquis des travailleurs et qui ne transfère pas de charges supplémentaires sur la classe ouvrière. Il exige également que l’État honore ses dettes envers les caisses de retraite.
Pourquoi c’est important
La mise en garde de la CDT intervient dans un contexte où le gouvernement ambitionne d’avancer rapidement sur ce dossier. Le syndicat dénonce les approches jugées « alarmistes et précipitées » sur l’état des régimes, et affirme que toute réforme structurelle doit reposer sur des négociations approfondies et des données partagées.
Par ailleurs, la CDT souligne l’urgence d’augmenter les pensions de retraite, exclues des récentes mesures d’amélioration du revenu, alors même que le coût de la vie ne cesse d’augmenter.
Ce qu’ils en disent
La CDT affirme que si le gouvernement tente de faire passer un projet de réforme sans négociation réelle, il « nous trouvera face à lui pour y faire barrage ».
Elle appelle à :
- Appliquer le principe de contribution aux deux tiers à la charge des employeurs,
- Imposer la déclaration de tous les salariés à la CNSS,
- Abroger la mesure ayant mis fin à l’indexation des pensions du RCAR.
Enfin, la confédération indique qu’un accord a été trouvé pour reprendre les travaux de la Commission nationale des retraites en septembre, sur une base concertée, « sans précipitation ni pression ».
