La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc a annoncé qu’elle se prépare à adopter de nouvelles formes de protestation, plus fortes et plus impactantes, en prévoyant notamment l’organisation prochaine d’un grand sit-in national dont la date sera révélée dès la finalisation de la coordination avec l’ensemble des instances syndicales et associatives pharmaceutiques à travers le Royaume.
La décision de durcir le ton a été prise lors de la réunion de son conseil national, dans un contexte que la confédération décrit comme une montée des tensions dans les rangs des pharmaciens, en raison du silence persistant du ministère de la Santé face à leurs revendications, sans aucune réaction notable.
“L’escalade” comme choix stratégique
Elle a confirmé la poursuite du port du brassard noir et a affirmé que l’escalade constitue un choix stratégique jusqu’à ce que le ministère de tutelle réponde aux revendications des pharmaciens, qualifiées de justes et légitimes. En tête de celles-ci figure l’implication des professionnels dans l’élaboration des décisions qui touchent l’avenir de la profession et la stabilité des pharmacies.
La confédération a également appelé le chef du gouvernement à intervenir d’urgence pour mettre fin à la politique d’exclusion et d’indifférence menée par le ministère de la Santé, en rectifiant la situation et en appliquant l’ensemble des points convenus avec l’ancien ministre Khalid Aït Taleb.
Elle a réaffirmé que la marginalisation du pharmacien et l’ignorance des réformes nécessaires du secteur ne feront qu’accentuer la tension et déstabiliser davantage le système du médicament, lequel connaît déjà de profondes défaillances en matière d’accès des citoyens aux traitements.
