Dans une déclaration à TelQuel Arabi, Ahmed Ouahmane, président de l’Observatoire marocain contre la normalisation, a expliqué que les navires sont partis du port de Porto Paolo, à l’extrême sud de la Sicile, précisant que certaines unités maritimes nécessitent encore une surveillance et une révision technique, et restent donc amarrées soit à Porto Paolo, soit au port de Syracuse.
Il a ajouté que le navire amiral « Family », qui avait été attaqué par un drone il y a quelques jours dans les eaux tunisiennes, a quitté le port avant-hier, suivi du navire « Alma », également visé par une attaque similaire dans la même zone.
Selon lui, la destination finale de la flottille reste Gaza, après un passage par les eaux grecques et un détour au large de Chypre. Il a rappelé que l’objectif de cette initiative est avant tout de briser le blocus imposé depuis 18 ans aux habitants de l’enclave et de « sécuriser un passage permanent pour l’acheminement de l’aide humanitaire ».
Concernant la décision du commandement de la flottille de mettre fin à la participation directe de certains militants au port de Porto Paolo, Ouahmane a expliqué qu’il s’agissait d’un choix collectif, pris après un débat démocratique et responsable, pour des raisons sécuritaires, sanitaires, logistiques, techniques et professionnelles, et sous la supervision du commandement de la flottille.
Il a souligné que tous les participants se sont conformés à cette décision, conformément aux engagements et au code de conduite signés au préalable.
Ouahmane a précisé qu’il se trouve encore en Italie en raison de quelques complications administratives qui devraient être réglées demain lundi, avant son retour au Maroc, alors que Khadija Ryadi et le docteur Jamal Eddine Bourqadi sont déjà rentrés hier au pays.
Il a ajouté qu’il s’était chargé d’accompagner les participants concernés par la décision de retrait et de faciliter leur arrivée à destination, citant notamment la militante internationale américaine Rebecca et une participante argentine, qu’il a conduites depuis Porto Paolo jusqu’aux services de l’immigration et des frontières à Syracuse.
