Une controverse a éclaté à la suite des propos tenus par Wafae Chakir, directrice de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Invitée sur Medi 1 TV, elle a affirmé que “le niveau d’un seul élève issu des Écoles pionnières est supérieur à celui de 80 élèves provenant des autres établissements”.
Selon elle, les évaluations nationales et internationales menées après une année d’expérimentation dans ces écoles montrent une progression notable : +30 % en français, +28 % en mathématiques et +22 % en arabe, comparativement aux élèves non concernés par ces programmes.
Une “vision discriminatoire”
Ces déclarations ont suscité des critiques jusqu’au Parlement. Selon Al3Omk, Nadia Bzendfa, députée du Parti authenticité et modernité (PAM), a adressé une question écrite au ministre de l’Éducation nationale. Elle a jugé que ces propos “véhiculent une vision discriminatoire” et “envoient des messages décourageants à de nombreux élèves et à leurs familles qui ne sont pas inscrits dans les Écoles pionnières”.
La parlementaire estime également que cette position “va à l’encontre du principe d’égalité des chances consacré par la Constitution du Royaume et réaffirmé par l’ensemble des programmes de réforme qu’a connus le secteur de l’éducation”.
Elle a demandé au ministre de préciser les mesures que son département entend prendre pour garantir l’équité scolaire, “sans discrimination ni favoritisme”.
