Hicham Jouabri, secrétaire régional des commerçants de viandes rouges à Casablanca, déplore auprès de Hespress le manque de navires disponibles : « Un certain nombre d’importateurs souhaitent augmenter le volume à plus de quarante ou 50.000 têtes ce mois-ci ; mais ils se heurtent à l’absence de bateaux étrangers et à la cherté des frais de transport. »
Selon lui, même si ce nombre reste inférieur aux attentes, il permet « de faire face, dans une certaine mesure, à la flambée des prix locaux », en assurant une relative stabilité du marché. Les bovins importés sont vendus « à partir de 70 dirhams le kilo en gros et environ 90 dirhams au détail ». Jouabri souligne par ailleurs « un engouement populaire croissant » pour ces viandes en raison de leur prix plus abordable.
De son côté, Abdelkrim Chafii, vice-président de la Fédération marocaine de protection du consommateur, estime que cette stratégie n’apporte pas les résultats escomptés : « Les prix actuels sont très élevés et pèsent lourdement sur les citoyens. Cette hausse est illogique compte tenu du dernier recensement, qui confirme que le cheptel est en bonne santé et que l’offre est abondante. »
Pour lui, la flambée des prix s’explique par « la logique de profit des commerçants », qui continuent à les gonfler de manière exagérée. Il considère donc que « la poursuite des importations n’a pas de sens tant qu’elle ne se traduit pas par une baisse réelle », appelant à un renforcement du contrôle du marché et au respect des règles de transparence.
