La rentrée universitaire menacée par les grèves

La Syndicat national des fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires, affilié à la CDT, a annoncé un programme de grèves nationales qui s’étendra sur septembre et octobre 2025. Cette décision intervient, selon un communiqué du bureau national, en réaction à ce qu’il qualifie de « désengagement du gouvernement » et de « manquement du ministère à ses engagements concernant un statut équitable » pour les fonctionnaires du secteur.

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Azzedine El Midaoui, ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l'innovation. Crédit: Rachid Tniouni / TelQuel

Le calendrier prévoit une grève de 48 heures les 2 et 3 septembre, suivie de trois grèves de 72 heures : du 9 au 11 septembre, du 16 au 18 septembre, puis du 30 septembre au 2 octobre. Des sit-in sont également programmés : le 10 septembre devant le ministère de l’Enseignement supérieur et le 1er octobre devant celui de l’Économie et des Finances.

Le syndicat dénonce aussi l’initiative du ministère d’avoir soumis le projet de loi sur l’enseignement supérieur à l’examen du gouvernement « sans concertation et en pleine période estivale », estimant qu’il s’agit d’un « manquement aux promesses de dialogue ». Il fustige enfin le retard dans la mise en œuvre du nouveau statut de base, pourtant validé en janvier, et accuse le ministre de « fuir le dialogue » malgré l’engagement du chef du gouvernement à intervenir.

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En conclusion, la centrale syndicale appelle les fonctionnaires de l’enseignement supérieur et des cités universitaires à l’unité et à la mobilisation pour défendre leurs droits et mettre fin à ce qu’elle considère comme une marginalisation de leur rôle.