Après l’affaire d’Aïn Aouda, “Touche pas à mon enfant” réclame une politique nationale de prévention

Un sexagénaire et sa fille de 39 ans ont été arrêtés à Aïn Aouda, soupçonnés d’avoir eu six enfants issus d’une relation incestueuse. L’affaire, révélée cette semaine par la Gendarmerie Royale, relance le débat sur la détection et la prévention des violences sexuelles au Maroc.

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La présidente de l'association Touche pas à mon enfant Najat Anwar, en septembre 2022. Crédit: Capture d'écran

Un scandale d’inceste secoue la région d’Aïn Aouda. La Gendarmerie Royale a arrêté, en début de semaine, un homme sexagénaire et sa fille de 39 ans, soupçonnés d’avoir eu six enfants issus d’une relation incestueuse. Selon les premiers éléments, la victime aurait subi des abus sexuels de son père depuis l’âge de 15 ans.

Face à cette affaire, Najat Anwar, présidente de l’association “Touche pas à mon enfant”, estime qu’il s’agit d’“une sonnette d’alarme pour toute la société et l’État”, et non d’un simple drame individuel. Elle rappelle que “la situation dramatique et complexe” de cette femme, aujourd’hui mère d’enfants “sans identité”, aurait pu être évitée si un signalement avait été fait plus tôt.

Plusieurs affaires ont ébranlé l’opinion publique

Pour la militante, les centres de santé et les collectivités territoriales doivent jouer un rôle de première ligne de défense. “Le centre de santé est un espace de confiance capable de détecter l’agression et d’orienter immédiatement la victime vers une prise en charge médicale, psychologique et juridique”, a-t-elle expliqué. Quant aux communes, “elles peuvent mettre en place un numéro de signalement et organiser des campagnes de sensibilisation auprès des enfants”.

Ce drame intervient après d’autres affaires ayant récemment ébranlé l’opinion publique, comme celle du moussem de Moulay Abdellah Amghar, où un mineur avait été victime d’agressions sexuelles par plusieurs hommes.

Najat Anwar conclut en appelant à une politique nationale claire, basée sur la proximité et l’écoute des victimes, afin que “les drames d’Aïn Aouda ne se reproduisent plus nulle part au Maroc”.

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