France : un Marocain accusé d’avoir profané la flamme du Soldat inconnu va perdre son titre de séjour

Un geste qui provoque une onde de choc politique et médiatique en France. Selon les informations exclusives d’Europe 1, le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a décidé de retirer le titre de séjour à un ressortissant marocain de 47 ans, accusé d’avoir profané la flamme du Soldat inconnu à Paris, un haut lieu symbolique dédié aux soldats morts pour la France.

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Un ressortissant marocain âgé de 47 ans, a été filmé allumant sa cigarette sur la tombe du soldat inconnu, haut lieu symbolique en France. Crédit: DR

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et suscité une vague d’indignation nationale. Les faits remontent au lundi 4 août. Un homme a utilisé la flamme du Soldat inconnu, située sous l’arc de Triomphe, pour allumer sa cigarette. Ce lieu hautement symbolique de la capitale rend hommage aux soldats français morts pendant la Première guerre mondiale.

Recherché, le mis en cause a finalement été retrouvé dans l’après-midi du mardi 5 août. Il s’agit d’un sans domicile fixe (SDF) marocain âgé de 47 ans, déjà connu des services de police. Son casier judiciaire affiche 21 mentions, notamment pour outrage, rébellion et injures à caractère racial. Il disposait jusqu’alors d’un titre de séjour valable jusqu’en octobre 2025. Il a d’abord nié les faits en garde à vue, avant de les reconnaître.

Un “geste indigne et misérable”

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a qualifié l’acte de « geste indigne et misérable » portant « atteinte à la mémoire de ceux qui sont morts pour la France ». Patricia Miralles, ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens combattants, a dénoncé un « geste d’une indécence inacceptable », le qualifiant d’ »insulte à nos morts, à notre histoire, à notre Nation ».

La classe politique, notamment à droite et à l’extrême droite, s’est rapidement emparée de l’affaire. Plusieurs députés du Rassemblement national (RN) ont exprimé leur colère. L’eurodéputé RN Matthieu Valet a tweeté : « Ce geste souille la mémoire de nos soldats qui ont versé leur sang pour notre liberté. Respectez nos morts… ».

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par la volonté affichée du ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau de serrer la vis contre l’insécurité, l’immigration, et les atteintes aux symboles républicains.

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